Ce mardi 03 mai 2023, la célébration de la 30e édition de la journée internationale de la liberté de la presse a été organisée par l’Unesco et le ministère de la Communication à Libreville, sous le thème de » La liberté d’expression comme moteur de tous les autres droits de l’homme « . Des progrès notables ont été relevés, mais beaucoup reste à faire pour les journalistes, après cette célébration de la journée de la liberté de la presse au Gabon.
Au nombre de différents progrès relevés lors de cette célébration de la 30e édition de la journée internationale de la presse, on peut noter la dépénalisation du délit de presse, l’absence d’emprisonnement et le manque de décès des journalistes dans l’exercice de leur métier.
Ce tableau expliquerait le nouveau positionnement du Gabon dans le classement de Reporters sans frontières (RSF) 2023. Il est parti de la 105e place à la 94e place, soit un gain de 11 places.
Toutefois, on peut relever l’absence véritable du soutien des autorités publiques à la presse indépendante qui se voit souvent reléguée au second plan dans la couverture des évènements organisés par le Gouvernement. Outre cette exclusion, la subvention d’aide à la presse est partie de 500 millions de FCFA à 127 millions de FCFA en 2023.
Cette régression de l’aide aux médias met en mal leur viabilité, surtout les médias indépendants. Parfois, cette même presse indépendante se voit exclue de la publicité offerte par certaines entreprises à cause de leur ligne éditoriale, pas toujours du goût des dirigeants du pays.

Ainsi, à tous ces éléments susmentionnés qui mettent en mal » l’essort des médias pluralistes, il y a le cadre juridique « , a noté Fabiola Mengue intervenant au nom des journalistes.
L’Unesco, l’un des organisateurs de cette journée a réaffirmé sa disponibilité à soutenir la viabilité des médias et la liberté de la presse. » L’Unesco s’est toujours montré disponible pour accompagner le Gabon dans ces questions de liberté de la presse de viabilité des médias « , a rappelé le Représentant du chef du Bureau Unesco Gabon, Dr Thierry Nzamba Nzamba.
« Le ministère de la Communication met tout en œuvre pour promouvoir l’expression libre, encadrer la liberté et la circulation des journalistes et promouvoir le pluralisme et l’épanouissement des médias sans distinction « , a rappelé la Directrice de la Communication, Hermine Otounga Souna qui s’exprimait au nom du ministre empêché. Malgré la bonne volonté du ministère de faire bouger les choses plusieurs pesanteurs viennent d’ailleurs.

Plusieurs participants ont relevé la nécessité de la mise en place d’un fonds d’aide à la presse et le besoin de mettre sur pied des cadres de formation des journalistes.
Outre ce plaidoyer, les aspects sur le respect de la déontologie journalistique est de mise pour un bon rayonnement de la presse. La presse en ligne et les médias traditionnels ne sont nullement des adversaires, mais plutôt des acteurs complémentaires qui accomplissent tous les deux une mission essentielle : informer le public. I
Ils devraient par conséquent être des véritables sources d’nformation face aux différents usages non contrôlés et maîtrisés des réseaux sociaux, sources de désinformations pour la plupart du temps.

























