Un atelier de sensibilisation intitulé « Protection de l’enfance en ligne », organisé par l’Internet Society Chapitre du Gabon (ISOC Gabon), s’est tenu ce samedi 11 janvier 2025 à la Chambre de commerce de Libreville. Cet événement a rassemblé de nombreux élèves des établissements secondaires de Libreville afin de les sensibiliser aux risques liés à une utilisation inappropriée d’Internet.
La présidente d’ISOC Gabon, Florence Lengoumbi Kouya, a ouvert la session en soulignant : « Cet atelier reflète notre responsabilité collective de garantir un environnement numérique sûr et inclusif pour tous, notamment pour nos enfants. » Rappelant les opportunités qu’offre Internet, elle a néanmoins insisté sur les menaces qui y sont associées, telles que la cyberintimidation, l’accès à des contenus inappropriés et les prédateurs en ligne. Elle a exhorté les participants à collaborer activement pour protéger les jeunes générations et les doter des outils nécessaires pour naviguer en toute sécurité : « Les enfants ne peuvent être protégés par le simple blocage de contenu. Une éducation numérique responsable et l’utilisation d’outils adaptés sont indispensables. »
Cet engagement de l’ISOC Gabon via la sensibilisation s’inscrit dans un contexte de forte connectivité au Gabon. Selon l’ARCEP Gabon, le taux de pénétration d’Internet a atteint 124,24 % en 2024, avec plus de 2,2 millions d’abonnements pour une population légèrement supérieure à deux millions d’habitants. Une avancée majeure, mais qui nécessite, selon Mme Lengoumbi Kouya, des efforts supplémentaires pour garantir que cette croissance se fasse au bénéfice des jeunes dans un cadre sécurisé.

L’atelier a été marqué par l’intervention du Dr Makaya Martien, qui a identifié trois catégories de risques majeurs : « Les contenus inappropriés et addictifs, tels que les jeux en ligne ou les sites violents, compromettent le développement des enfants. Les fraudes et vols d’identité posent des risques financiers. Enfin, des menaces graves, telles que le cyber-harcèlement et les prédateurs sexuels, représentent des dangers réels pour leur sécurité. »

Les élèves ont également pris la parole. Amogue Biyo’o Morelia, élève en classe de troisième, a exprimé son point de vue : « J’ai appris que nous devons éviter les sites inappropriés et utiliser Internet de manière responsable. »
L’événement a proposé des discussions animées par des experts, portant sur l’identification des risques en ligne, le rôle des familles et des institutions, ainsi que la mise en œuvre de stratégies adaptées. Florence Lengoumbi Kouya a conclu en appelant à une mobilisation durable : « Ensemble, nous pouvons bâtir un Internet où les enfants s’épanouiront sans crainte. »


























