À peine remis hier par le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, les 417 taxis offerts dans le cadre du projet « Un Gabonais, un taxi » du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) enregistrent déjà des véhicules accidentés. Dès ce matin, plusieurs taxis ont été accidentés, suscitant une vague de préoccupations au sein de l’opinion publique.
La question qui domine les débats est claire : les chauffeurs de ces nouveaux taxis sont-ils qualifiés ? Les premiers accidents, signalés moins de 24 heures après la remise officielle, soulèvent des doutes sur la validité des permis de conduire et l’aptitude des bénéficiaires à opérer dans le secteur du transport public. En effet, certains internautes n’ont pas tardé à partager leur étonnement, allant jusqu’à tourner en dérision certains des 417 taxis accidentés sur les réseaux sociaux.
Parmi les cas les plus notables, un chauffeur a renversé un motard après un dépassement imprudent, tandis qu’un autre taxi a fini sa course dans un caniveau entre l’hôtel de Ville de Libreville et le siège du Sénat. Un autre incident, largement relayé sur TikTok, montre un chauffeur tentant de pousser son véhicule flambant neuf, faute de carburant ou de compétence mécanique. Ces incidents font naître des doutes quant à la préparation des conducteurs choisis pour piloter ces nouveaux taxis.

Certaines voix s’élèvent pour dénoncer un favoritisme dans la sélection des chauffeurs, accusant le Pôle national de promotion de l’emploi (PNPE) d’avoir privilégié des proches ou des individus sans expérience. Cette suspicion de népotisme fait écho à des inquiétudes récurrentes concernant l’attribution des emplois dans le secteur public.
Bien que l’initiative du président Oligui Nguema soit saluée pour son objectif de moderniser le secteur du transport, les critères de sélection des chauffeurs deviennent un sujet de préoccupation majeure. La sécurité des passagers et des autres usagers de la route est en jeu, et une formation plus rigoureuse semble impérative pour éviter que ce projet ne se transforme en une série d’échecs visibles.

























