L’année 2025 débute sous de sombres auspices pour l’économie gabonaise, marquée par les suspensions successives des décaissements de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD). Ces décisions soulèvent des doutes sur la gouvernance économique du pays et mettent en question l’efficacité de Mays Mouissi, ministre de l’Économie, et Charles Mba, ministre des Comptes publics.
Après la décision de la Banque mondiale, c’est au tour d’ un autre partenaire clé, de geler ses financements au Gabon. D’après des sources internes, cette suspension, effective depuis trois mois, résulte de l’accumulation des impayés contractés par le Gabon auprès de l’institution panafricaine, la BAD. Une telle situation met en péril les nombreux projets d’envergure que la BAD soutient au Gabon, notamment la construction de la route Ndendé-Doussala et le développement de projets énergétiques stratégiques. Parmi ces derniers figurent les barrages hydroélectriques de Kinguélé Aval et Ngoulmendjim, ainsi que la centrale thermique à gaz naturel d’Owendo, menés par le consortium GPC et ses partenaires.
Ces suspensions financières ne sont pas sans conséquences pour l’image du Gabon sur la scène internationale. Elles traduisent une crise de confiance des bailleurs de fonds envers le gouvernement gabonais, fragilisant davantage un pays déjà confronté à des défis économiques majeurs. Dans ce contexte, des interrogations légitimes émergent au sein de l’opinion publique : Mays Mouissi et Charles Mba disposent-ils réellement des compétences nécessaires pour gérer les portefeuilles stratégiques qui leur sont confiés ?
Si certains imputent cette situation à des choix politiques malavisés, d’autres estiment que le Comité de Transition pour la Restauration des Institutions (CTRI) aurait dû anticiper et prévenir de tels revers. Quoi qu’il en soit, l’incapacité apparente du gouvernement à éviter ces suspensions fragilise davantage le pays, déjà confronté à de nombreux défis socio-économiques.
Alors que le Gabon se trouve à la croisée des chemins, ces évènements appellent à une réflexion approfondie sur les priorités économiques nationales et sur les mécanismes de gouvernance. Une révision rigoureuse des engagements financiers et une meilleure concertation avec les bailleurs de fonds semblent indispensables pour restaurer la crédibilité du Gabon sur le plan international.









































