Lors d’une interview accordée à InsideNews241, le ministre de l’Économie, Henri-Claude Oyima, a insisté sur l’impact crucial de la régulation du coût des matériaux de construction sur la dynamique économique nationale. Selon lui, « quand le prix des matériaux est maîtrisé, cela facilite l’investissement dans la construction. Moins de barrières financières signifient que plus de projets peuvent être lancés. »
Le ministre souligne que le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) est l’un des moteurs les plus puissants pour stimuler l’activité économique. Or, l’augmentation incontrôlée des coûts du ciment, du fer ou encore du bois freine de nombreux projets, qu’il s’agisse d’initiatives publiques ou privées.
« La régulation des prix réduit les obstacles financiers et encourage les investisseurs à s’engager davantage », a-t-il expliqué, ajoutant que la maîtrise des coûts permet aussi aux promoteurs immobiliers et aux particuliers de réaliser leurs projets à moindre risque.
Henri-Claude Oyima a également mis en lumière les effets en cascade qu’une telle politique pourrait engendrer. La multiplication des projets de construction entraîne une augmentation des besoins en main-d’œuvre, ce qui se traduit par la création d’emplois directs et indirects. Parallèlement, le renforcement des infrastructures – logements, routes, bâtiments publics – améliore la compétitivité du pays et attire de nouveaux capitaux.« Cela favorise la croissance économique, crée des emplois et améliore les infrastructures. Tous ces éléments sont essentiels pour le développement durable d’un pays », a-t-il insisté.
Cette déclaration intervient dans un contexte où de nombreux acteurs du BTP appellent le gouvernement à mettre en place des mécanismes de contrôle et de soutien. Parmi les solutions évoquées : la réduction des taxes sur les matériaux importés, le soutien à la production locale et la régulation des intermédiaires.
Le ministre n’a pas détaillé les mesures concrètes qui seront prises, mais son propos laisse entrevoir une volonté ferme de faire du secteur de la construction un pilier de la stratégie économique nationale.
En s’exprimant ainsi, Henri-Claude Oyima envoie un message rassurant aux promoteurs, entrepreneurs et institutions financières. La maîtrise des coûts pourrait transformer un marché souvent jugé risqué en une véritable opportunité pour le secteur privé.
Reste désormais à savoir comment le gouvernement traduira cette vision en actions concrètes et sur quel calendrier. Mais une chose est claire : le développement durable du pays passera aussi par des briques et du béton… à prix maîtrisés.
Par Darlyck Ornel Angwe


























