En exil depuis quatre années, l’ancien premier ministre Ivoirien Guillaume Soro peut désormais rentrer dans son pays la Côte d’Ivoire. La décision de justice toujours en attente décidera de l’application de ses condamnations a déclaré ce jeudi 13 novembre 2023 le porte-parole du gouvernement ivoirien.
« Guillaume Soro peut rentrer quand il veut, effectivement, le pays est ouvert », a affirmé Amadou Coulibaly à l’issue d’un Conseil des ministres.
La mise en application des peines auxquelles l’ex premier ministre M. Soro a été condamné sera « traitée par l’administration judiciaire de notre pays », a affirmé M. Coulibaly. « C’est elle qui décide » quand « elle exécute une décision qu’elle a elle-même librement prise« , a-t-il indiqué.
« Tous ceux qui voulaient rentrer sont rentrés et on les voit dans le pays, animer même parfois des réunions politiques », a-t-il assuré une fois de plus, rappelant les « moyens » mis en place par le président Alassane Ouattara « pour que tous ceux qui s’étaient auto-exilés puissent rentrer« .
Il est important de rappeler que l’ex premier ministre est aussi un ancien chef de la rébellion qui contrôlait la moitié nord de la Côte d’Ivoire au cours des années 2000 puis il a été nommé Premier ministre et président de l’Assemblée nationale.
Guillaume Soro a annoncé il y a deux semaines qu’il mettait fin à son exil et est revenu en Afrique.
C’est en 2019 que M. Soro avait quitté la côte d’ivoire
après une brouille avec l’actuel président Alassane Ouattara.
Condamné en 2020 en son absence à 20 ans de prison pour « recel de détournement de deniers publics » en Côte d’Ivoire, puis à perpétuité en 2021 pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ».
Depuis son retour sur le continent africain M. Soro a visité le Niger et le Burkina Faso ou il a rencontré les principaux hommes fort de ces nations le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré deux militaires arrivés au pouvoir par des coups d’Etat, respectivement en juillet dernier et en septembre 2022.
Il est aujourd’hui important que le gouvernement ivoirien gère de manière sage cette situation afin que la réconciliation soit plus que jamais effective dans cette grande nation africaine.
Par Max Delys Robaky, stagiaire

























