Le 24 juin 2025, un tournant significatif pour l’éducation au Gabon a été marqué par l’annonce que le mandarin sera désormais enseigné dans les établissements secondaires. Cette initiative a été officialisée lors d’une rencontre au cabinet de la ministre d’État, Camélia Ntoutoume. Elle vise à diversifier l’enseignement des langues, en intégrant le mandarin aux côtés de l’anglais, de l’espagnol et de l’arabe. Ce projet ambitieux est soutenu par l’Institut Confucius, dont le directeur, Zhad Linjiang, a exprimé son engagement à promouvoir la langue et la culture chinoises dans le pays.
L’enseignement du mandarin dans les écoles secondaires représente non seulement une ouverture vers la culture chinoise mais aussi une opportunité pour les jeunes gabonais d’acquérir des compétences linguistiques qui seront précieuses sur le marché du travail globalisé. Zhad Linjiang a souligné que « nous voulons également promouvoir le chinois dans l’éducation professionnelle au Gabon ». Avec cet objectif en tête, l’Institut Confucius s’engage à former le personnel éducatif et à accompagner les établissements scolaires dans la mise en œuvre de ce programme.
Pour concrétiser ce projet de l’enseignement du Mandarin, des partenariats seront établis avec des universités chinoises capables de former des enseignants qualifiés. Cela garantira que les élèves gabonais reçoivent un enseignement de qualité qui respecte les normes internationales. L’initiative est perçue comme un moyen d’enrichir le système éducatif gabonais et de renforcer les liens entre le Gabon et la Chine.
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En parallèle de cette avancée éducative, la ministre Camélia Ntoutoume s’est également entretenue avec les organisateurs du premier concours national d’art culinaire prévu pour août 2025. Cet événement a pour but de promouvoir les saveurs locales et de mettre en avant le patrimoine gastronomique gabonais. Chef O’miel, partenaire de cette formation professionnelle liée au concours, a expliqué que « il était question de présenter à madame la ministre le travail qui a été effectué ». L’idée est d’organiser une semaine gastronomique durant laquelle se déroulera un concours de cuisine.
Les participants seront invités à puiser dans des recettes traditionnelles figurant dans des livres culinaires afin d’en faire la démonstration lors du concours. Cet événement culminera avec un dîner gala orchestré par les lauréats de cette compétition. Ce sera non seulement une célébration des talents culinaires locaux mais aussi une occasion d’échanger sur la gastronomie gabonaise.
Ce concours sera également l’occasion de dédicacer un nouveau manuel des mets locaux, rédigé et publié par Chef O’miel en collaboration avec les centres de formation professionnelle Basile Ondimba et d’autres institutions à l’intérieur du pays. Ce manuel visera à préserver et transmettre les recettes traditionnelles tout en formant une nouvelle génération de chefs capables d’innover tout en respectant l’héritage culinaire gabonais.
Ainsi, ces deux initiatives marquent une étape importante pour le Gabon : l’introduction du mandarin dans le système éducatif élargit les horizons linguistiques des jeunes Gabonais, tandis que le concours national d’art culinaire valorise la richesse gastronomique du pays. Ensemble, elles témoignent d’un engagement envers une éducation moderne et une culture gastronomique dynamique qui reflète la diversité et la créativité du Gabon.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi, journaliste stagiaire

























