Le samedi 29 janvier 2022,
Victoire Issembe ép. L.Duboze a encore annoncé son divorce du Parti Démocratique Gabonais (PDG), à travers une lettre de démission. Selon elle, les rênes du parti seraient aux main des amateurs et de nouveaux en politique.
”Ce sont les humains qui font l’histoire d’un Parti et non l’inverse. Que vaut un Parti sans les humains qui y travaillent jour et nuit ?” Elle a voulu par cette remarque rappeler l’importance de l’homme au cœur du fonctionnement d’un parti politique.

C’est pour elle une manière de tordre le cou à tous ceux qui veulent causer un sentiment de culpabilité chez elle en disant qu’elle serait le produit d’un parti.
« Démissionner, c’est choisir librement de participer de manière différente, à la construction nationale au Gabon.
C’est mon choix à moi Victoire O.L.D!« , a t-elle fait savoir à ses anciens camarades qu’elle abandonne à nouveaux.
Dans une rhétorique truffée de sagesse, elle avertit ceux qui pourraient se réjouir de son départ. « Lorsque le canard voit comment le coq se fait couper le cou, qu’il ne se moque pas car il ne sait pas à quel moment son tour arrivera. » (..) “qu’on ne s’efforce pas de rester dans un cercle politique lorsque notre conscience nous reproche de nous éloigner de notre éducation, de nos valeurs, de notre éthique, de notre vision de la Nation.”
Dans son argumentaire, elle retrace son évolution au sein du PDG. « Ayant évolué dans le PDG originel où il y avait également de grandes erreurs, en partir, pour moi, me protège de la nouvelle génération qui oublie que s’ils existent, c’est parce qu’hier, il y a eu des pionniers qui ont construit depuis 1968, un Parti dans lequel ils peuvent se targuer d’évoluer en 2021. Mais demain, qui sait ? » S’interroge-t-elle.
Le retrait du PDG, pas toujours tambours battants
C’est ainsi qu’elle a rappelé à la jeune génération que le retrait du PDG est parfois silencieux pour certains, contrairement à elle. “Il y en a qui se retirent en silence sans tambours ni trompettes, sans déclarations médiatisées et d’autres qui y rentrent avec ruse parce que le PDG au pouvoir, serait selon eux, le Parti qui distribue l’argent ; certains y sont avec sincérité« , a t-elle affirmé.
Cette ancienne cadre de haut rang du PDG qui a occupé le poste de l’Union des femmes du Parti Démocratique Gabonais (PDG), au pouvoir depuis 53 ans fait un résumé historique de son ancien parti. Elle parle toutefois en rappelant que les choses vont changer indubitablement malgré l’oubli de l’histoire de ce parti par certaines nouvelles générations. « Mais demain est un jour nouveau car depuis 1968, cela fait 4 générations qui ont des visions qui évoluent : en 1968, il n’y avait pas de réseaux sociaux : en 2022, nous sommes dans la génération de l’internet », a t-elle précisé.
« Qui sait demain? Seul Dieu sait », s’est-elle interrogée comme une personne déjà informée de certains événements très proches. D’où son exhortation à l’endroit de ses anciens compagnons et par ricochet ses compatriotes qui ne sont pas toujours du PDG : “Conservez tous une chose qui nous est propre = L’amour pour notre Gabon commun”.


























