Samedi 08 juin 2024 à Libreville, dans un communiqué émanant du Conseil national de la société civile (Conasc), dirigé par Georges Mpaga, président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), a critiqué les agissements du ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault dans le processus de gestion électorale. Ce dernier aurait tenté de soumettre à leur approbation un document peu clair, sans suivre la procédure adéquate.
Selon Georges Mpaga, le ministre de l’Intérieur outrepasse son autorité en gérant seul les élections politiques dans l’opacité, violant ainsi les recommandations sur la gestion électorale impliquant la société civile, les chefs religieux, les experts et l’administration. La démarche du ministre transgresse le calendrier de transition en soumettant un projet de loi électorale au Parlement alors que la nouvelle Constitution n’a pas encore été mise en place.
Face à ce manque de transparence, la société civile propose des solutions. Elle préconise l’implication de divers acteurs dans la gestion électorale, la non-interruption d’internet pendant le suivi des résultats, l’amélioration du processus biométrique et la présence des représentants des candidats dans les bureaux de vote.
Elle demande également la proclamation immédiate des résultats par bureau de vote, la remise obligatoire des procès-verbaux aux représentants des candidats, et l’obligation de proclamer les résultats dans les 48 heures suivant le vote.
De plus, elle suggère la formation des journalistes au traitement de l’information et des campagnes de sensibilisation et de formation pour les acteurs électoraux.
Depuis l’avènement du multipartisme au Gabon, les partis d’opposition et la société civile ont souvent critiqué les résultats électoraux.
Ainsi, le Comité de transition pour la restauration des institutions (CTRI) a décidé de renverser le pouvoir d’Ali Bongo pour mettre fin à cette opacité. Cependant, alors que le peuple attend le référendum pour valider les propositions du Dialogue national inclusif, la société civile s’étonne de la précipitation du ministre de l’Intérieur, soupçonné de proposer un projet de loi douteux.











































