Alexandre Barro Chambrier, le président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) a fait sa rentrée politique ce jeudi 07 octobre 2021 autour d’une conférence de presse. L’opposant au régime de Libreville a peint un tableau très sombre des réalités gabonaises à l’intérieur du pays, conséquence d’une gouvernance incompétente.
Il a marqué la vie politique nationale lors de son séjour politique dans l’Ogooue-Ivindo et le Haut-Ogooué auprès des populations du 7 au 31 août dernier.
Dans cette dernière province, il avait été traité d' »invité indésirable » par un ministre de la République en la personne d’Otounga Ossibadjouo Mathias. Ce qui avait suscité une indignation dans tout le pays.
Dans la foulée, le domicile d’un notable d’Okondja à la personne de Jean Pierre Lemboumba Lepandou avait subi un incendie. Ses parents avaient traité cela d’incendie criminel.
Celui qui est considéré comme potentiel futur candidat à l’élection présidentielle de 2023 a mesuré le niveau de difficultés traversées par les populations.
« Partout où je suis passé, les populations ont exprimés en toute liberté et franchise leurs besoins notamment en matière d’emplois, de routes, de structures sanitaires et scolaires, d’eau et d’électricité. Elles ont de même évoqué avec insistance le conflit homme-faune, notamment les éléphants qui détruisent les cultures vivrières dans l’indifférence des pouvoirs publics », a déclaré le président du RPM.
En outre, Alexandre Barro Chambrier a parlé des ordonnances adoptées au conseil des ministres du 13 septembre 2021. Des ordonnances concernant les conditions d’éligibilité à la présidence de la République en exigeant aux candidats potentiels de résider sur le territoire national au moins six mois par an au cour des deux dernières années précédant l’élection présidentielle. Selon l’homme politique c’est un moyen d’exclure beaucoup de compatriotes, donc discriminatoire.
« Ce texte introduit un traitement discriminatoire envers nos compatriotes en poste ou établis à l’étranger », s’est indigné Alexandre Barro Chambrier.
Il a profité également de la double crise socio-économique, de la rentrée scolaire boycottée par les syndicalistes et crise sanitaire marquée par la vaccination qui est sujet à polémique. C’est tout une bagatelle de sujets qui ont conduit l’opposant à tirer sur le régime d’Ali Bongo Ondimba.
Nous sommes donc à moins de 2 ans de l’élection présidentielle de 2023.

























