L’obscurité persiste, malgré l’argent englouti. Au Gabon, l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB) sort de sa réserve. Dans un communiqué daté du 20 juin, le parti présidentiel interpelle fermement la direction de la SEEG. Cette sortie courageuse marque un tournant politique. Ainsi, l’heure du bilan a sonné pour l’opérateur des services essentiels du pays.
Sur tout le territoire gabonais, la situation demeure alarmante. Ménages, administrations, écoles, hôpitaux et opérateurs économiques subissent des délestages répétés. Des interruptions prolongées de l’eau potable aggravent, par ailleurs, le quotidien de millions de compatriotes. Pour l’UDB, cette réalité n’est pas une fatalité. C’est un échec collectif qui appelle des réponses urgentes et concrètes.
Un secteur rongé par des décennies de sous-investissement
Plusieurs causes structurelles éclairent cette crise profonde. D’abord, des décennies de sous-investissement ont fragilisé les réseaux de production. Ces carences historiques pèsent lourd sur la capacité actuelle de la SEEG. La demande croissante dépasse, de surcroît, les capacités disponibles. Les équipements vieillissants amplifient chaque incident. Chaque panne devient alors une blessure supplémentaire pour des citoyens à bout.
Vandalisme et mauvaise gestion aggravent la crise
À ces fragilités structurelles s’ajoutent des maux plus récents. En effet, vandalisme, fraude et piraterie saignent le patrimoine collectif de la Nation. La mauvaise gestion creuse davantage le fossé entre investissements et résultats. L’UDB dénonce ces dérives avec une franchise inhabituelle pour un parti présidentiel. Néanmoins, ce discours lucide renforce la crédibilité politique de la formation. Il confirme aussi la maturité démocratique de la transition gabonaise.
La gouvernance de la SEEG dans le collimateur
Au-delà des causes héritées, l’UDB formule des critiques plus ciblées. Elle signale des lacunes persistantes en matière de gouvernance et de performance opérationnelle. La transparence dans la gestion d’un service aussi vital fait également défaut. En clair, la direction de la SEEG se retrouve sous les feux du parti présidentiel. Ce signal retentit comme une mise en demeure sans ambiguïté. La réputation de la SEEG tient aujourd’hui à ses actes concrets.
Mille milliards investis, des résultats encore introuvables
Depuis le 30 août 2023, l’État gabonais n’a pas ménagé ses efforts. Une stratégie de redressement a vu le jour, suivie d’un contrat d’objectifs en mars 2024. Surtout, plus de mille milliards de FCFA ont rejoint les caisses de la SEEG. Des mécanismes de suivi accompagnent, par ailleurs, ces investissements colossaux. Pourtant, les résultats concrets tardent à atteindre les foyers gabonais. Cette équation lourde de frustrations reste entière. L’impatience populaire grandissante réclame des comptes.
Un appel solennel à la responsabilité
L’UDB réclame aux dirigeants de la SEEG un sursaut de responsabilité. Car l’eau et l’électricité ne sont pas des services ordinaires. Ils incarnent la dignité des populations et le moteur du développement économique. Le parti réaffirme néanmoins son soutien aux réformes du général Oligui Nguema. Il reste, en revanche, attentif à l’évolution de cette situation critique. La SEEG sait désormais ce qu’elle doit faire. En somme, les populations gabonaises attendent des actes, pas des promesses.











































