Ali Bongo Ondimba continue de débaucher des cadres au sein des partis de l’opposition gabonaise. Guy Nzouba Ndama, le président du parti Les Démocrates ( opposition), l’une des victimes de de ce débauchage politique, croît savoir que ses cadres et ceux des autres partis de l’opposition les ont quittés parce qu’ils seraient achetés à plusieurs centaines de millions par Ali Bongo Ondimba et son parti politique, le PDG.
Guy Nzouba Ndama s’inscrit en faux dans l’argumentaire de ses anciens camarades qui seraient allés au Parti démocratique gabonais (PDG) afin de travailler pour le pays. Lors de la Journée parlementaire organisée par l’opposition gabonaise à Lambaréné, il a était clair :« Ne vous laissez pas intimider par ce qu’on voit tous les jours. On nous débauche des gens. Mais lorsqu’on les débauche c’est parce que nous sommes importants. Si nous n’étions pas importants, on ne viendrait pas prendre les gens chez nous à coup des centaines de millions de francs », a déclaré le président des LD.

Cette déclaration de Guy Nzouba Ndama était en phase avec la thématique débattue ce jour par les opposant gabonais « Les entraves à l’alternance politique au Gabon ».
Une mauvaise orientation de l’argent du contribuable
L’opposant radical a ajouté : « Cet argent devait servir à arranger le réseau routier. Il devait permettre de nous acheter les médicaments dans les hôpitaux qui sont des simples mouroirs. Il devait permettre d’améliorer notre système éducatif. Chaque année on distribue le baccalauréat aux enfants, mais c’est un diplôme qui n’a plus de valeur aujourd’hui ».

Cette colère s’ajouterait à celle qui avait enregistré les départs de Jean Norbert Diramba et Doukaga Kassa pour le gouvernement d’Ali Bongo, le premier comme ministre du Tourisme et le second comme ministre de l’Economie numérique. Ils étaient des hauts cadres du parti les Démocrates, élu respectivement comme maire de Mouila et député du 1er siège de Tchibanga. Plus grave encore, le 20 avril dernier, ce parti a enregistré le départ de son secrétaire général, Vincent Ella Menié, vers d’autres horizons.
Ce sont des militants achetés plutôt que conquis par la politique et la vision du pays d’Ali Bongo, accuse l’opposition gabonaise. Une habitude connue du parti présidentiel gabonais qui sait convaincre en promettant des postes dans l’administration à ses débauchés politiques qui rallient en échange les rangs du PDG.

Dans la même veine, le Parti social démocrate ( PSD) de Pierre Claver Maganga Moussavou, le Rassemblement pour la Patrie et la modernité (RPM) d’Alexandre Barro Chambrie, la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) de Jean Ping, le Cercle des libéraux réformateurs (CLR) de Jean Boniface Asselé, le Parti pour le développement et la solidarité de Séraphin Ndao ont tous subi des départs pour le PDG. Ils sont pour certains des partis alliés mais le départ de leurs militants a été orchestré par chef de la majorité, le président Ali Bongo Ondimba.


























