Le Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda reste insensible aux revendications des retraités gabonais malgré leur sit-in le 1er mai 2022 à Arambo alors qu’elle était dans le bâtiment du ministère de l’Economie et de la Relance.
Rose Christiane Ossouka Raponda a une gestion de l’administration qui frise le mépris et l’insensibilité. S’asseoir et dialoguer avec ses administrés ne fait pas partie de son modus operandi. Pour preuve, les syndicats des régies financières, des enseignants, des promotions des étudiants des différents grandes écoles du Gabon sans lieu d’affectation et des retraités malgré les nombreuses protestations orchestrées par les grèves n’ont jamais été reçus par le Premier ministre.
Ce qui paraît être un mépris de la part du Premier ministre est devenu légendaire car les retraités gabonais civils et militaires ont assiégé l’immeuble Arambo abritant les services du ministère de l’Economie et de la Relance pendant que le Chef du gouvernement y était. Elle vantait à la même occasion les prouesses de son gouvernement à travers les initiatives comme : « l’opération un jeune, un taxi, le début de la mise en œuvre des résolutions du forum de la Fonction publique…». Elle faisait ce marketing politique devant quelques syndicats.
Interpellée, Rose Christiane Ossouka Raponda est restée insensible aux revendications légitimes de ces hommes et femmes qui ont servi l’Etat.
Leurs revendications se reposent principalement l’arrimage de leur pension au nouveau système de rémunération en vigueur à la fonction publique et la revalorisation des pensions.
« La Première ministre est restée sourde vis-à-vis des situations des retraités. Nous lui avons fait parvenir des correspondances, elle n’a jamais voulu nous appeler pour que l’on en discute.», regrette Yves Kombo Pongui, le représentant des retraités au sein du MSTGV.
Cette revendication des retraités est la seconde après celle organisée devant la Primature en avril dernier pour que le gouvernement applique les recommandations du Cabinet Finactu qui sont bonnes pour eux.
« Le cabinet Finactu a fait son travail, cependant depuis cinq mois que le gouvernement a reçu l’étude, les partenaires sociaux n’ont jamais été invités pour que l’on décide de la suite à donner», fustige le syndicaliste.
Le Premier ministre devrait davantage mettre au centre de son bail à la Primature le dialogue, la négociation et l’estime vis-à-vis de l’agent public.

























