Le coup d’envoi des travaux de l’atelier sur les flux financiers illicites a retenti le lundi 13 mai à Libreville, capitale du Gabon. Cet événement marque le début d’une étape cruciale dans la lutte contre un fléau entravant sérieusement le développement de l’Afrique.
Les flux financiers illicites, cette saignée des ressources du continent, constituent un défi majeur pour son émergence. Ils incarnent la fuite clandestine de capitaux issus d’activités acquises, dépensées et transférées de manière illicite. Pour contrer cette menace, les nations membres de l’Organisation africaine des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (AFROSA) ont conçu un plan stratégique novateur visant à réduire drastiquement ces flux néfastes.
« Les dernières estimations de 2022 évoquent des flux financiers illicites atteignant la colossale somme de 90 milliards de dollars en Afrique. Une manne financière qui pourrait être investie dans le développement du continent, notamment dans les secteurs cruciaux tels que l’éducation, la santé, et les infrastructures. Il est donc impératif que nos nations se mobilisent pleinement pour endiguer ces sorties d’argent illicites », souligne Alex Moutsiangou, président de la Chambre à la Cour des comptes du Gabon.
En 2023, un projet d’audit régional coordonné sur les flux financiers a vu le jour sur le sol africain. Son objectif principal : ausculter de manière quantitative la situation économique des différentes nations du continent en matière de flux financiers illicites. Les rapports découlant de cette initiative ont été dévoilés lors de la journée inaugurale de l’atelier, le lundi 13 mai 2024. L’AFROSA mise désormais sur cette nouvelle stratégie pour catalyser le développement tant attendu et pour améliorer les conditions de vie des populations africaines.
Par Max Delys Robaky

























