L’annonce de la gestion de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) a été faite par le président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), Henri-Claude Oyima, au cours du repas offert jeudi par le président de la République, Ali Bongo Ondimba, au patronat sur les antennes de Gabon 1ère.
Au départ, il s’agissait de négociations entre l’exécutif et la FEG sur la gestion de la CNSS et de la CNAMGS par le secteur privé. C’est désormais quasiment acté. Au Gabon, la prévoyance sociale va être gérée par le secteur privé.
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Le patronat représenté par la FEG va jouer le rôle exclusif de l’Etat gabonais au sein de ces entreprises comme il le souhaitait. Il choisira les responsables et les politiques de fonctionnement.
Ce transfert de compétences est la conséquence des effets dévastateurs de la gestion publique sur ces deux entités capitales pour les travailleurs du Gabon.
« Nous avons été heureux des annonces du chef de l’État sur la problématique de la prévoyance sociale. C’est-à-dire que désormais, la Caisse nationale de sécurité sociale et la Caisse nationale d’assurance maladie de garantie sociale seront gérées, comme nous l’avons souhaité, par le secteur privé », s’est réjoui Henri-Claude Oyima au sortir de la rencontre avec le président de la République sur les antennes de la chaîne publique Gabon 1ère.
Par ailleurs, il va poursuivre son propos : « un pays ne peut pas se développer sans les entreprises. Le président de la République a confirmé ce message de manière solennelle. Pour dire que les entreprises du Gabon doivent désormais prendre la place qui doit être la leur dans le développement de notre économie ».
L’idée de la privatisation de la CNAMGS et de la CNSS a créé des camps entre ceux qui le souhaitaient et ceux qui refusaient ce transfert de compétences augmenterait assurément le coût des prestations sociales.
Dans tous les cas, au sein de l’opinion, on refuse que cette privatisation ne devienne une mauvaise chose pour les travailleurs. C’est pourquoi cette gestion de la CNSS et de la CNAMGS par le secteur privé doit être un avantage et non pas comme un boulet à la cheville du travailleur qui a du mal à s’en sortir avec le coût de le vie accentué par d’autres taxes à payer au quotidien.


























