Le samedi 29 novembre 2025, la Fédération des syndicats des travailleurs des pays affiliés à la Cipres (FESTAC) a organisé, en partenariat avec la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une rencontre décisive dans le troisième arrondissement de Ntoum. Cette table ronde stratégique, inscrite dans le cadre des célébrations du cinquantenaire de l’institution, a réuni l’ensemble des acteurs majeurs de la protection sociale gabonaise autour d’un objectif commun : repenser l’architecture du système social national.
Placée sous le thème évocateur « Vers une sécurité sociale inclusive et performante : Quelles leçons du modèle ivoirien pour le Gabon ? », cette rencontre ambitionnait d’identifier des solutions concrètes et applicables dans l’immédiat. L’enjeu était de taille : extraire la CNSS, et par extension l’ensemble des caisses sociales, de leurs difficultés structurelles en s’inspirant du modèle ivoirien, reconnu pour sa performance et son efficacité.
L’événement a rassemblé des personnalités de premier plan, notamment le représentant du ministre des Affaires sociales, de multiples experts, des universitaires, ainsi que d’éminents acteurs syndicaux. Parmi les figures marquantes, Éric Kouao Tiemele, président de la FESTAC, et Fabrice Odjaga, directeur général adjoint de la CNSS, ont apporté leur éclairage. L’Association nationale des retraités du Gabon (ANAREG) comptait également parmi les participants engagés dans cette réflexion collective.
Au terme des échanges nourris, experts et partenaires sociaux ont formulé une série de préconisations stratégiques visant à redresser durablement le système de protection sociale gabonais. La FESTAC préconise en priorité l’établissement d’un Conseil National du Dialogue Social (CNDS), présenté comme un levier incontournable pour mener à bien les réformes sociales dans un climat de concertation apaisé. Cette instance constituerait un espace privilégié de dialogue entre les différentes parties prenantes du monde du travail et de la protection sociale.

Parmi les autres axes d’intervention identifiés figurent l’actualisation des études actuarielles, indispensable pour anticiper les évolutions démographiques et financières du système, ainsi que le renforcement du contrôle de gestion avec une application rigoureuse des textes réglementaires post-réforme.
Les participants ont également insisté sur l’optimisation de la politique de placement, privilégiant des investissements rentables et sécurisés, et sur la revalorisation du taux de cotisation, actuellement jugé insuffisant. Sur ce dernier point, les experts proposent un relèvement significatif du taux global de cotisation, qui passerait ainsi au-delà de 16 %, avec une répartition envisagée à 5 % pour les travailleurs et 11 % pour les employeurs.
Ces recommandations, fruit d’une réflexion collective approfondie, dessinent les contours d’une sécurité sociale gabonaise rénovée, plus équitable et financièrement viable, capable de répondre aux défis contemporains tout en garantissant une couverture optimale aux travailleurs et retraités du pays.











































