Le Fonds monétaire international (FMI) a déclaré avoir conclu un nouvel accord avec les autorités gabonaises. Cet accord sur 3 ans est accordé au titre de Mécanisme élargie de crédit (MEDC). Il sera définitif seulement si la direction générale du Fonds et son Conseil d’administration le valident.
Suite aux nombreuses réunions organisées entre Boileau Loko et la mission de l’institution de Bretton Woods, du 1er mai au 7 juin 2021, un nouvel accord de prêt a été conclu en faveur du Gabon.
«Les services du FMI et les autorités gabonaises ont conclu un accord sur un programme de trois ans au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC)» a déclaré le FMI dans un communiqué.
En effet, cet accord permet de soutenir la politique économique et les efforts de réformes du gouvernement gabonais visant à renforcer la réponse du pays face à la pandémie de Covid-19, par ailleurs il s’agit de relancer la croissance. Le Plan d’accélération de la transformation est de mise pour cet accord.
«Le PIB réel s’est contracté d’environ 1,8 % en 2020. Le repli de l’activité économique et l’augmentation des dépenses liées au Covid-19 ont entraîné un creusement du déficit budgétaire et un accroissement de la dette publique en 2020», s’est alarmée l’Institution.
Toutefois, cet accord conclu n’est pas encore définitif. «L’accord sera soumis à l’approbation de la direction du FMI et à l’examen du Conseil d’administration dans les semaines à venir», indique le communiqué du FMI.
Ainsi, 299,61 millions de dollars ont servi à soutenir la réponse à la balance de paiements pour l’année 2020, d’après l’institution. «L’économie devrait renouer avec une croissance positive en 2021, mais la pandémie a fragilisé les perspectifs économiques et généré des besoins de financement importants à moyen termes», annonce l’institution.
Le communiqué indique qu’il y a 5 piliers essentiels sur lesquels les efforts du gouvernement en matière de réformes sont attendus. Il va falloir réaliser un assainissement budgétaire pour assurer la viabilité de la dette tout en protégeant la croissance, l’environnement et les populations les plus vulnérables ; améliorer le cadre et la gestion des finances publiques ; renforcer la gestion de la dette publique ; consolider la stabilité et l’inclusion financières ; et améliorer la gouvernance, promouvoir la lutte contre la corruption, et instaurer un climat favorable aux affaires. C’est l’information communiquée par notre confrère de Gabonreview.com
Pour cet accord, le FMI priorise la protection des vies et des moyens de subsistance.
D’après le FMI, le secteur privé permet d’être d’obtenir une véritable croissance. «Il est essentiel d’améliorer la gouvernance et de mettre en œuvre des réformes structurelles afin de favoriser une croissance forte, plus inclusive et tirée par le secteur privé», précise le FMI.

























