Une lecture qui met en lumière une contradiction entre les promesses de rupture et la persistance d’acteurs politiques traditionnels.
Le retour en force du PDG sur la scène politique
L’ancien parlementaire insiste sur ce qu’il considère comme une omniprésence du Parti démocratique gabonais (PDG) dans les moments clés de la vie politique nationale. Il rappelle qu’en novembre 2024, lors du référendum constitutionnel, « le PDG ne s’est pas contenté d’un ralliement discret » mais « s’est ostensiblement positionné en première ligne pour porter la victoire du Oui ». Cette capacité de mobilisation, jugée « déconcertante », traduit selon lui une réappropriation rapide de l’espace public par l’ancien parti au pouvoir.
Une interrogation majeure sur le sens du coup d’État
L’analyse se prolonge avec les événements de mai 2026, notamment l’inauguration du Palais des Congrès, où « c’est encore cet appareil qui assure la mobilisation », tandis que « l’UDB, pourtant majoritaire dans toutes les assemblées, se montre incapable d’attirer les foules ». Cette situation alimente une interrogation centrale dans son propos : « à quoi a servi le coup d’État d’août 2023 ? ».
Pour l’ancien sénateur, cette question dépasse le simple constat politique et renvoie à la nature même du processus de transition.Il évoque « une mascarade ou un simulacre », appelant à en tirer toutes les leçons.
Cet avertissement exige cohérence entre discours de rupture et pratiques politiques observées.
Une réflexion nourrie par l’histoire politique
Pour appuyer son analyse, Michel Ongoundou Loundah convoque une référence historique forte. Citant Louis Antoine de Saint-Just, il rappelle que « ceux qui font des révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau ». Une citation qu’il prolonge en soulignant que « ce qui constitue une république, c’est la destruction de tout ce qui s’oppose à elle ». À travers cette référence, il suggère que toute transition inachevée risque de reproduire les schémas du passé.
En filigrane, son propos pose la question de la sincérité et de la profondeur des transformations engagées au Gabon depuis août 2023. Entre rupture annoncée et continuité assumée, le débat reste ouvert


























