La pression de la famille de Jean Rémy Yama, de la société civile, des avocats et accentuée par celle de la presse ont fini par pousser la justice gabonaise à ordonner la libération provisoire du leader syndical, le 8 juin 2022, pour des raisons médicales. Jeté en prison le 2 mars dernier pour abus de confiance, ses proches et une bonne partie de l’opinion ont vu dans cette affaire un coup politique pour le museler.
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Cette décision judiciaire va s’appliquer dans les quelques heures en faveur du leader syndical, le président Jean Rémy Yama.
La décision de libération a été prise le 8 juin 2022, par le juge d’instruction en charge du dossier qualifié SCI Serpentin. Ainsi, 4 enseignants du supérieur comme lui ont saisi la justice pour ressusciter une affaire pourtant classée sans suite, enterrée
Au regard de cette résurrection d’un dossier déjà classé sans suite, les proches de ce leader syndical, président à la fois, de la confédération Dynamique unitaire (DU) et du Syndicat national des enseignants chercheurs (SNEC) ont conclu qu’il s’agit tout simplement d’une stratégie de musèlement.
Le plus surprenant dans cette affaire est qu’il ait été radié des effectifs de la Fonction publique. L’opinion s’est faite elle-même sa propre idée conduisant à un complot politique contre ce syndicaliste très dérangeant pour le pouvoir en place.
Par ailleurs, elle a vu dans la même démarche un moyen de l’éloigner de la DU et du SNEC.
La décision du juge pourrait être expliquée par son indexation directe y compris le Représentant du Secrétaire général des Nations-Unies, Lounceny Fall qui a longtemps fermé sa bouche face à une flagrante violation des droits de l’homme à ciel ouvert.
L’opinion souhaite que cette libération ne soit pas un piège au motif que sa santé se serait sérieusement détériorée.


























