Dans un communiqué du Copil Citoyen parvenu à la Rédaction de Gabon Mail Infos, le Copile Citoyen tient désormais pour coupables certains responsables très connus en cas de décès de Jean Rémy Yama à cause de leur complicité liée à la détention arbitraire du syndicaliste très malade.
Communiqué
Le Copil Citoyen tiendrait pour responsable le Bureau des Nations-Unies, en l’occurrence M. François Lounceny Fall, Représentant Spécial des Nations-Unies, Madame Erlyne Antonela NDembet Damas, Ministre de la Justice, le Procureur de la République André Patrick Roponat ainsi que du Juge d’instruction en charge du dossier de Monsieur Jean Rémy Yama, Madame Charlène Magalie Makobia Oyé de ce qui arriverait à Monsieur Jean Remy Yama.
Le 29 mai 2022, par plusieurs articles de presse, le Copil Citoyen prenait acte du dépôt par Maitre Anges Kévin Nzigou, un des avocats du Président Jean Rémy Yama d’une demande de libération provisoire auprès de madame Charlène Magalie Makobia Oyé, Juge d’Instruction en charge du dossier de Monsieur Jean Rémy Yama. Cette demande est essentiellement motivée par le risque de dégradation de la santé du Président Jean Rémy Yama, qui au passage souffre d’un syndrome d’apnée de sommeil sévère dont « le niveau sévère de ce syndrome peut, si rien n’est fait, conduire à la mort cérébrale ».
Le Samedi 04 juin 2022, la famille biologique du Président Jean Rémy Yama animait une conférence de presse pour de nouveau attirer l’attention des autorités sur la dégradation de la santé du Président Jean Rémy Yama.
Le Copil Citoyen rappelle que, le Gabon est membre des Nations-Unies depuis son accession à la souveraineté internationale en 1960 et en cette qualité,depuis le 13 octobre 2020,le Gabon fait partie des 15 pays élus au Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies. Depuis le 01 janvier 2022, le Gabon siège au Conseil de Sécurité des Nations-Unies en qualité de membre non permanent. Comment dès lors, expliquer qu’un pays qui siège au Conseil de Sécurité et au Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies, refuse sans être inquiété, de respecter les droits de l’Homme consacrés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme d’une part et le Pacte International relatif aux droits civils et politiques d’autre part.
Dans ce sens, le Copil Citoyen constate pour le regretter que la Justice gabonaise viole sous le regard admiratif du Bureau des Nations-Unies au Gabon les dispositions des articles 9 et 10 de la déclaration universelle des droits de l’Homme, les dispositions des articles 9 et 14 du Pacte International relatifs aux droits civils et politiques.
Le Copil Citoyen rappelle au Bureau des Nations-Unies et à la Justice gabonaise les dispositions de l’article 1 alinéa 23 de la Constitution Gabonaise : « Nul ne peut être arbitrairement détenu. Nul ne peut être gardée à vue ou placé sous mandat de dépôt s’il présente des garanties suffisantes de représentation, sous réserve des nécessités de sécurité et de procédure ».
Le Président Jean Rémy Yama, arrêté arbitrairement le 27 février 2022, détenu de façon arbitraire depuis le 03 mars 2022 à la prison centrale de Libreville, les médecins compétents attestent que ce milieu n’est pas approprié au regard des difficultés respiratoires du concerné, lesquelles commandent qu’il ait pour son sommeil, un appareil médical qui à ce jour est défectueux et pour lequel, il se déplaçait lors de son arrestation afin de le changer. Aussi, les garanties de représentation données par les acteurs de la société civile pour permettre la liberté provisoire de Monsieur Jean Rémy Yama demeurent assurées, quoique refusées par le Procureur de la République et le juge d’instruction qui ont préféré la mise sous mandat de dépôt de Monsieur Jean Remy Yama depuis le 03 mars 2022.
Le Copil Citoyen se joint aux avocats, à la famille syndicale et à la famille biologique pour inviter à la libération de Monsieur Jean Rémy Yama, Membre Fondateur du Copil Citoyen, afin qu’il puisse se soigner premièrement et jouir totalement de ses droits.
Le Copil Citoyen constate pour le regretter, que le Bureau Nations-Unies du Gabon réduit la question des droits de l’Homme au Gabon à la promotion des Droits des Homosexuels et des droits de la femme ignorant totalement les droits des personnes arrêtées ou détenues de façon arbitraire.
Le Copil Citoyen se pose en outre les questions sur le véritable rôle des Nations-Unies en matière des droits de l’Homme en dehors de la promotion des droits d’homosexuels et des femmes au Gabon? Le Gabon abritant les Bureaux du Représentant Spécial des Nations-Unies, Chef du Bureau des Nations-Unies pour l’Afrique Centrale (UNOCA), comment expliquer le silence sur l’ensemble de ces violations des dispositions des Nations-Unies ?
Le Copil Citoyen invite de nouveau M. François Lounceny Fall, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies, Chef du Bureau UNOCA au Gabon, Madame Erlyne Antonela Ndembet Damas, Ministre de la Justice, André Patrick Roponat, Procureur de la République ainsi que Madame Charlène Magalie Makobia Oyé, Juge d’Instruction en charge du dossier de Monsieur Jean Rémy Yama au respect des textes ratifiés par le Gabon sur le respect des droits de l’Homme par la libération pure et simple de Monsieur Jean Rémy Yama.
Enfin, le Gabon étant membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, membre du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies, ayant ratifié la déclaration universelle des droits de l’Homme et le Pacte International des Droits Civiques, représenté par son Gouvernement dont son système judiciaire d’une part, les Bureaux des Nations-Unies étant basés au Gabon, représentés au plus haut sommet par le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies, Chef du Bureau UNOCA, Mr M. François Lounceny Fall, le Copil Citoyen rappelle qu’au moment d’émettre ce communiqué, la vie et la santé du Président Jean Rémy Yama sont entre les mains du Bureau Nations-Unies au Gabon en tête desquels Son Excellence François Lounceny Fall, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies au Gabon._*
Dans les prochains jours, le Copil Citoyen engagera plusieurs actions auprès des personnalités suscitées pour le respect des textes des Nations-Unies ratifiés par le Gabon ou simplement sa suspension du Conseil des Droits de l’Homme et du Conseil de Sécurité des Nations-Unies pour violation des textes de cette Institution.
Fait à Libreville le, 08 juin 2022
Pour le Copil Citoyen, le Porte-Parole.
Geoffroy Foumboula Libeka Makosso.


























