Le 26 décembre 2024, le ministre du Pétrole, Marcel Abeke, a installé les responsables de Gab’Oil, notamment Martial Rufin Moussavou, président du Conseil d’administration au siège de l’entreprise sis au Haut de Gué gué. L’absence constatée du directeur général nommé, Ernest Ndong Nguema, a marqué la cérémonie, tenue en présence des autres responsables désignés lors du Conseil des ministres du 19 décembre dernier.
Il s’agissait à cette occasion de réaffirmer les ambitions et les défis stratégiques de cette entreprise en difficulté.
Le président du Conseil d’administration (PCA), Martial Rufin Moussavou, a exprimé sa gratitude envers les autorités pour sa désignation, tout en soulignant la mission délicate qui lui incombe. Dans son allocution, il a rappelé : « Cette marque de confiance m’honore et m’oblige à travailler pour que Gab’Oil retrouve une image digne et responsable dans la valorisation du potentiel économique du secteur pétrolier aval. »
Une mission stratégique sous haute vigilance
Martial Rufin Moussavou a également évoqué les défis structurels auxquels l’entreprise Gab’Oil fait face, notamment un déficit financier critique, des pertes cumulées absorbant 90 % du capital social, et des dettes envers les fournisseurs. En écho aux directives ministérielles, il a réaffirmé son engagement à inscrire Gab’Oil dans une dynamique de performance en respectant « le tryptique efficacité, efficience et résultats » .

L’absence constatée d’Ernest Ndong Nguema, nommé directeur général mais non présent lors de cette cérémonie, a laissé la gestion opérationnelle entre les mains des responsables intérimaires. Le PCA a insisté sur la complémentarité nécessaire entre le Conseil d’administration et la Direction générale : « Le Conseil valide la stratégie globale, tandis que la Direction met en œuvre cette stratégie avec une obligation de résultats mesurables. »
Le rappel à l’ordre du ministre Marcel Abeke
Lors de son intervention, le ministre Marcel Abeke n’a pas manqué de rappeler les précédentes dérives ayant affecté Gab’Oil, notamment des malversations et des pratiques de gestion peu orthodoxes. Il a affirmé avec fermeté : « Ces changements fréquents à la tête de l’entreprise traduisent une absence de sérénité et de rigueur générale. Votre prise de fonction, Monsieur le Président, doit marquer une rupture. »
Le ministre a également insisté sur la nécessité d’un audit approfondi pour éclaircir les pratiques contractuelles et rétablir une harmonisation équitable des salaires. « Il vous faut collaborer avec honnêteté et loyauté, rompre avec les pratiques claniques et vous recentrer sur vos objectifs : inscrire Gab’Oil au cœur du secteur de la distribution pétrolière nationale », at-il ajouté.
Vers une nouvelle dynamique
Le propos des deux intervenants a convergé sur l’importance de bâtir une synergie entre les différentes équipes de Gab’Oil. Pour Martial Rufin Moussavou, « la réussite de cette mission repose sur la cohésion, l’intégrité et la mise en œuvre efficace des stratégies décidées. »
En conclusion, Marcel Abeke a exhorté les collaborateurs à s’approprier la vision de performance et à œuvrer pour que Gab’Oil renoue avec son rôle stratégique dans le développement économique du pays.

























