A Franceville dans le Haut-Ogooué, au sud-est du Gabon, plusieurs élèves ont battu le bitume ce mardi 19 avril 2022 pour protester contre les taximans qui refusent de les transporter car les autorités municipales ont exigé le retour à la tarification de transport avant les mesures anti Covid-19.
Les élèves de Masuku ont décidé de descendre dans les rues pour protester contre l’arrêt de l’activité des chauffeurs de taxis.
Les opérateurs économiques opérant dans le secteur des transports, notamment les taximans ont décidé de ne plus conduire leur véhicule depuis ce matin. Ils estiment que la note des autorités provinciales leur demandant de revenir à la facturation avant Covid-19 les appauvrit car elle fixe un prix pour des trajets bien précis. Or, la mairie en demandant de le faire les empêche de faire les bénéfices.
Les tarifications municipales varient entre 100 FCFA, pour les trajets les plus courts, et 200 FCFA pour les plus longs, notamment Amissa et Mbaya
De plus, ils estiment être facturés par les policiers et les gendarmes qui font le contrôle dans la ville, à chaque arrêt pour 1000 ou 2000 FCFA.
Cette réalité des Francevillois est la même à Libreville car depuis la levée des mesures barrières, les prix Covid-19 sont restés les mêmes. Des Charbonnages à Rio, les usagers paient toujours 300 FCFA alors que ce trajet coûtait 200 FCFA par taxi bus.
Dans tous les cas, les autorités en charge du ministère des Transports devraient s’atteler à résoudre ce problème.

























