La capitale gabonaise a servi de cadre, ce lundi, au lancement officiel de l’atelier sous‑régional intitulé « Femmes et champs d’avenir dans le Bassin du Congo », une initiative qui ambitionne de renforcer le rôle des femmes dans les filières agricoles durables et les nouveaux métiers liés à l’économie verte. L’événement, organisé en marge de la Journée internationale des droits des femmes, a réuni des participantes venues de six pays d’Afrique centrale.
Placée sous le haut patronage de la première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, la cérémonie d’ouverture a mis en lumière les enjeux stratégiques liés à l’autonomisation économique des femmes dans une région où l’agriculture demeure un pilier essentiel du développement. Dans son allocution, la première Dame a rappelé que « l’avenir du Bassin du Congo dépendra de la capacité de ses nations à valoriser les compétences féminines et à soutenir les initiatives innovantes portées par les jeunes agripreneures ».
Durant cinq jours, une trentaine de jeunes femmes agripreneures du Gabon, Cameroun, Congo, RDC, Guinée équatoriale et Centrafrique participeront à des sessions de formation, des ateliers pratiques et des échanges d’expériences. L’objectif est clair : professionnaliser les actrices du secteur agricole, encourager l’innovation et favoriser l’émergence de projets capables de transformer durablement les économies locales.
Les thématiques abordées couvrent un large spectre : agriculture intelligente face au climat, transformation agroalimentaire, gestion durable des ressources naturelles, entrepreneuriat et accès au financement, technologies agricoles émergentes.
Au-delà de la formation, l’atelier s’inscrit dans une dynamique plus large : celle de la transition écologique et de la valorisation du potentiel agricole du Bassin du Congo, deuxième poumon écologique de la planète. Dans cette région, les femmes jouent déjà un rôle central dans la production, la transformation et la commercialisation des denrées alimentaires. Pourtant, elles demeurent confrontées à des obstacles persistants : accès limité aux terres, aux financements, aux technologies et aux marchés.
Cet atelier se veut donc un levier d’inclusion économique, mais aussi un espace de réflexion sur les « champs d’avenir » : agroécologie, bio‑innovation, économie circulaire, filières forestières non ligneuses, ou encore agriculture numérique.
En réunissant des actrices engagées et des experts régionaux, Libreville devient, le temps d’une semaine, un laboratoire d’idées et un incubateur de solutions. Les organisateurs espèrent que cette initiative contribuera à structurer un réseau régional de femmes leaders capables d’impulser des transformations durables dans leurs communautés.


























