Du 24 au 26 avril, le ministre de la Mer, de la pêche et de l’économie bleue, Aimé Martial Massamba, a effectué une mission de terrain de trois jours dans la province de l’Ogooué‑Maritime. Cette visite, qui l’a conduit de Port‑Gentil à Omboué, s’inscrit dans une démarche de suivi stratégique des activités halieutiques et de consolidation des bases de l’économie bleue, secteur considéré comme l’un des leviers majeurs de diversification économique du pays.
Dès son arrivée à Port‑Gentil, le ministre a tenu une séance de travail avec la direction provinciale des pêches et de l’aquaculture, au cours de laquelle les priorités opérationnelles ont été réaffirmées. Parmi elles, trois axes structurants se dégagent : la modernisation des outils de production, le renforcement des capacités de conservation, et la structuration durable de la filière halieutique.
Ces orientations répondent à un double impératif : améliorer la compétitivité du secteur tout en garantissant une exploitation responsable des ressources marines, conformément aux engagements nationaux en matière de durabilité.
La visite du centre de pêche de Port‑Gentil a constitué l’un des temps forts de la mission.
Après six mois de pêche exploratoire, les premiers résultats confirment l’existence de gisements prometteurs, ouvrant la voie à une meilleure valorisation locale et à une montée en puissance de la filière.
Les échanges avec les opérateurs ont également mis en lumière les défis persistants : infrastructures vieillissantes, besoins en équipements frigorifiques, et nécessité d’un meilleur encadrement logistique pour fluidifier la chaîne de valeur.
À Omboué, l’inspection du projet aquacole de la Fondation Ozoungue a permis de mesurer l’avancée d’une initiative présentée comme un modèle émergent pour l’élevage de poissons. Le site, encore en phase de structuration, offre des perspectives encourageantes en matière de création d’emplois, de diversification de la production et de dynamisation économique locale.
Au terme de cette mission de trois jours, Aimé Martial Massamba a insisté sur l’urgence de moderniser les infrastructures et d’accélérer les partenariats public‑privé, considérés comme des leviers essentiels pour bâtir une économie bleue compétitive, durable et capable de générer de la valeur ajoutée nationale.


























