Le président du Centre gabonais des élections (CGE), Michel Stéphane Bonda a déclaré lors de la conférence de presse qu’il a organisée dans ses locaux de la Cité de la Démocratie, le 17 juillet 2023 qu’il serait mieux de ne pas procéder à l’authentification des bulletins de vote afin de mieux respecter les délais de fermeture des bureaux de votes fixé à 18 heures sur toute l’étendue du territoire national.
Cette absence d’authentification des bulletins de vote lors des élections générales prévues le 26 août prochain par le CGE n’est pas en accord avec les dispositions du Code électoral à l’article 79 alinéa 6. Pour le président de la Commission en charge des élections, il s’agira de procéder à une gestion du temps au regard du volume de bulletins de vote en période d’élections générales.
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L’authentification des bulletins de vote permet à chaque électeur de voir tous ses bulletins de vote être signés en haut, par le président et au bas, par les deux assesseurs du bureau de vote. Pour le bureau du CGE, l’idéal serait de s’en passer or du côté de l’opposition cette méthode serait une forme de fraude. Selon certains membres de la société civile et de l’opposition, le caractère spécial des élections devrait permettre de mener à terme le vote même si les heures partent de 7h00 à 18h00.
«Pour une économie du temps matériel et pour prévenir, d’une part, les mécontentements des électeurs nés de cette opération d’authentification des bulletins de vote, et d’autre part, les éventuelles manipulations susceptibles de conduire à l’annulation du vote des électeurs, nous avons préconisé la suppression de cette opération qui ralentit considérablement l’accès rapide des électeurs dans le bureau de vote. Par ailleurs, la complexité de l’organisation des élections générales entraînera indubitablement les conséquences sur les délais impartis par la loi, aux opérations de vote qui doivent s’effectuer de 7h00 à 18h00, si de nouvelles dispositions ne sont pas prises», a averti Michel Stéphane Bonda.


























