Le Tchadien Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA @AFP
Le Tchadien Moussa Faki Mahamat a été réélu le 06 février la tête de la Commission de l’Union africaine, au cours d’un sommet tenu par visioconférence, seul candidat en lice, au moment où la préoccupation des États demeure la lutte contre la Covid-19 par l’obtention d’un vaccin pour le continent.
L’ancien ministre des Affaires étrangères et ancien Premier ministre du Tchad, Moussa Faki Mahamat a été réélu sans surprise. Il était le seul candidat à sa succession au moment où les enjeux des États africains résident dans l’approvisionnement vaccinal contre le coronavirus.
Dès sa réélection Moussa Faki s’est dit « Profondément honoré par ce vote de confiance historique et écrasant », a t-il twitté.
Le collège électoral l’a voté par 51 Etats africains sur 55 membres. Il est donc reconduit pour un mandat de quatre ans.
La tête de la Commission de l’UA est l’organe exécutif et institution clé de l’organisation panafricaine.
Moussa Faki Mahamat n’avait pas d’adversaire à sa succession mais faisait face à des accusations « d’une culture de harcèlement sexuel, de corruption et d’intimidation au sein de la commission », d’après une note de l’International Crisis Group (ICG). Moussa Faki a toujours rejeté ces allégations.
Par contre, d’autres États s’étaient aussi inquiétés du respect du secret de ce vote organisé à distance et par Internet.
Moussa Faki a plusieurs défis à relève pour son second mandat. Il non seulement la crise sanitaire née de la Covid-19 mais aussi de nombreux conflits à régler.
Par ailleurs, le Nigérian Bankole Adeoye a été élu à la tête d’un super département regroupant les Affaires politiques, et le département Paix et sécurité.
Par cette élection, il est appelé à épauler le président de la Commission dans la résolution de nombreux conflits qui secouent le continent.
Il s’agit notamment du conflit entre le gouvernement camerounais et les séparatistes anglophones, ou de l’essor inquiétant des islamistes radicaux dans le nord du Mozambique. La crise au Tigré qui secoue depuis trois mois l’Éthiopie.


























