Une réunion importante s’est tenue le vendredi 12 septembre 2025 au Ministère de l’Éducation nationale, marquant une étape clé dans la mise en œuvre de la réforme éducative gabonaise. Sous la direction de la Ministre d’État Camélia Ntoutoume Leclerc, la rencontre a réuni syndicats, administration et experts pour discuter de l’approche par compétences (APC) et de l’uniformisation des coefficients, deux piliers majeurs de cette transformation attendue du système scolaire.
L’analyse de cette rencontre révèle une volonté affirmée de moderniser le système éducatif gabonais, en phase avec les standards internationaux. L’APC, déjà appliquée avec succès au primaire, est défendue par les syndicats comme une évolution logique et nécessaire pour le secondaire. Cette approche vise à placer l’élève au centre des apprentissages, en développant non seulement des connaissances, mais aussi des compétences transversales essentielles pour leur future insertion professionnelle et leur épanouissement personnel.
L’uniformisation des coefficients, quant à elle, est présentée par la Ministre d’État Camélia Ntoutoume Leclerc comme un outil fondamental pour promouvoir l’équité entre les différentes disciplines et offrir une évaluation plus holistique de la performance des élèves. Cette mesure vise à éviter une survalorisation de certaines matières au détriment d’autres, favorisant ainsi une vision plus équilibrée du parcours éducatif.
Les discussions ont mis en lumière les positions des différents acteurs. Robert Mbeang Essono, Secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale (FEN), a souligné que les problématiques administratives et budgétaires constituent des défis transversaux à l’ensemble de la fonction publique, tout en apportant son soutien à l’uniformisation des coefficients.
Irène Dembe, Secrétaire générale du Syndicat pour la formation et l’éducation au Gabon (Syfeg), a quant à elle expliqué la logique de généralisation de l’APC au secondaire, confirmant que les méthodes pédagogiques évoluent pour centrer l’apprentissage sur l’enfant. La Ministre d’État a réaffirmé la pertinence des consultations menées précédemment, soulignant les bénéfices attendus de ces changements et rejetant les arguments liés à des besoins supplémentaires en infrastructures ou à une surcharge des classes.
La réussite de cette transition repose désormais sur la collaboration continue entre le ministère et les partenaires sociaux pour une mise en œuvre efficace et bénéfique pour l’ensemble de la communauté éducative.
Par Yann Yorick Manfoumbi

























