Lors de la présentation de sa politique générale devant l’Assemblée nationale le jeudi 07 décembre dernier, le Premier ministre de la Transition, Raymond Ndong Sima, a été interpellé par l’honorable Joël Ngoueneni Ndzengouma au sujet de la place réservée aux malheureux événements d’août 2016 au QG de Jean Ping dans sa feuille de route de la gouvernance axée sur « Le Dialogue et la réconciliation nationale« .
Bien que le Premier ministre a répondu à diverses questions des députés, l’omission des martyrs de l’attaque au QG de Jean Ping en août 2016 dans le contexte du Dialogue et de la réconciliation nationale a surpris la population. L’honorable Joël Ngoueneni Ndzengouma, président des 7 Merveilles du Peuple (7MP), a vivement interpellé cette omission, soulignant l’importance de faire la lumière sur les événements de 2016 au QG de Jean Ping pour véritablement parler de réconciliation nationale. « Monsieur le Premier Ministre, depuis la transition, il est fait peu cas des événements de 2016. Notamment au niveau du Quartier Général de Monsieur Jean Ping. Je m’en vais quand même poser la question suivante. Peut-on vraiment parler de la réconciliation nationale sans faire la lumière sur ce qui s’est passé réellement en 2016 » ?, s’est-il interrogé avec gravité.
L’attaque du QG de Jean Ping en 2016 a profondément divisé la société gabonaise, persistant entre les partisans d’Ali Bongo et une population meurtrie. Les questions soulevées par Joël Ngoueneni Ndzengouma nécessitent des réponses claires pour assurer une réconciliation nationale authentique et un dialogue significatif.
En évitant de répondre à cette question délicate, le Premier ministre et les autorités de la Transition semblent ajourner un sujet qui risque de surgir lors du dialogue national. Joël Ngoueneni Ndzengouma, conscient de l’importance de la justice dans la nation, rappelle la sagesse de Salomon dans les Proverbes 14 : 34. « La justice élève une nation, Mais le péché est la honte des peuples ».
L’évocation des événements d’août 2016 par l’honorable Joël Ngoueneni Ndzengouma rappelle que cette question ne
peut être écartée aussi facilement et continuera à être soulevée par ceux qui reconnaissent le sacrifice suprême des martyrs de 2016, tant qu’elle ne sera pas traitée en profondeur.


























