Libreville, le 19 août 2025 , ce qui devait être une célébration joyeuse de la fête nationale de l’indépendance s’est transformé en une tragédie d’une rare violence dans le quartier Fromager, au 6ème arrondissement de Libreville. Dimanche soir, à Nzeng Ayong, un repas familial, censé nourrir et réconforter, a scellé le destin funeste de trois jeunes enfants. La source de cette hécatombe, selon nos confrères de Gabonactu, serait un sachet de riz, dont l’origine et la composition font désormais l’objet d’une enquête policière minutieuse.
Le drame a frappé une famille recomposée, un père ressortissant étranger et une mère gabonaise, Alix Nyangui, entourés de leurs six enfants. C’est le riz préparé par le père qui a servi de vecteur à ce cauchemar de Nzeng Ayong. Après avoir servi quatre des enfants présents, Sahara, 6 ans, Daniel, 4 ans, et le tout petit Jésus, 1 an, le repas a viré à l’horreur. Sahara a été la première à manifester des symptômes alarmants : vomissements incontrôlables et étouffement. Son père, rappelé d’urgence, et la mère, rentrée de son travail de ménagère, ont tenté désespérément de sauver leur aînée.
Le couple s’est précipité au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL). Pendant que Sahara était prise en charge dans un état critique, le bébé Jésus, porté dans le dos de sa mère, a succombé . La détresse de la mère, ignorante du sort de son autre enfant, est indescriptible. Elle-même a dû être traitée pour un nettoyage du tube digestif avant d’être évacuée en soins intensifs à l’hôpital militaire du PK 9 vu qu’en rentrent elle aussi a consommer le repas.
Le calvaire de Nzeng Ayong ne s’est pas arrêté là. Daniel, resté à la maison, a également succombé à une intoxication foudroyante, son décès survenant au CHU Jeanne Ebori.
Le père, miraculeusement indemne, a été placé en garde à vue. Les enquêteurs sont confrontés à une question cruciale : s’agit-il d’une simple intoxication alimentaire ou d’un acte prémédité d’empoisonnement ? Les restes de nourriture sont actuellement analysés par l’AGASA.
Les voisins, sous le choc, décrivent un couple apparemment uni, malgré les querelles passagères, sans aucun signe avant-coureur de la catastrophe qui allait frapper. Cette affaire jette une ombre sinistre et soulève de profondes interrogations sur la sécurité alimentaire et les mystères qui peuvent se cacher derrière un simple repas.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























