Dans le sud du Gabon, au cœur de la province de la Nyanga, un projet industriel d’envergure est en train de voir le jour : la construction d’une usine de transformation de marbre à Doussiégoussou. Ce chantier, porté par les autorités de la transition, incarne bien plus qu’un simple investissement économique il symbolise l’éveil d’une province longtemps reléguée aux marges du développement national.
La Nyanga, pourtant terre d’origine de nombreux cadres gabonais, a trop souvent été laissée pour compte. Réduite à une économie de subsistance, dépendante de l’assistanat et du clientélisme politique, elle n’a jamais pleinement bénéficié de ses propres richesses naturelles. Le marbre, enfoui depuis des décennies dans son sous-sol, n’avait jamais été valorisé à sa juste mesure.
Aujourd’hui, ce projet industriel vient briser ce cycle d’oubli. L’usine de Doussiégoussou ne se contentera pas d’extraire le marbre : elle le transformera sur place en produits finis carreaux, revêtements, objets décoratifs créant ainsi une chaîne de valeur locale et durable. Ce modèle intégré permettra de générer des emplois, de former des jeunes aux métiers techniques, et de stimuler l’économie régionale.
Mais au-delà des infrastructures, c’est un changement de mentalité qui est attendu. Les fils et filles de la Nyanga sont appelés à se mobiliser, à croire en leur potentiel, à rompre avec les pratiques du passé qui ont freiné l’essor de leur province. Ce projet doit être le point de départ d’un véritable sursaut collectif, où la fierté locale se conjugue avec l’ambition nationale.
Le marbre de Doussiégoussou devient ainsi le symbole d’une renaissance : celle d’une province riche, longtemps ignorée, qui aspire enfin à prendre sa place dans le développement du Gabon. Un espoir taillé dans la pierre, pour bâtir un avenir solide et inclusif.










































