Libreville, Gabon – L’Union Gabonaise de Banque (UGB), filiale du groupe marocain Attijariwafa bank, cette affaire publier ce 1er septembre par nos confrères Gabonreview met en lumière une vague de cyberattaques visant ses clients et partenaires. Des cybercriminels, actifs sur les réseaux sociaux et les plateformes professionnelles, tentent de subtiliser des données personnelles en promettant des gains financiers illusoires, notamment liés à des investissements en cryptomonnaie ou en bourse, des services que l’UGB dément formellement proposer.
Face à cette menace grandissante, la banque a annoncé son intention de porter plainte contre X, soulignant la gravité de ces agissements et le cadre légal strict qui les encadre au Gabon. Les méthodes employées par ces cybercriminels sont malheureusement classiques mais efficaces : diffusion de fausses informations sur des plateformes populaires comme Facebook, WhatsApp et LinkedIn, dans le but d’inciter les utilisateurs à divulguer des informations sensibles.
L’appât du gain facile, lié à des investissements spéculatifs, est une stratégie couramment utilisée pour piéger les personnes moins averties aux risques du monde numérique.
L’UGB, en démentant catégoriquement proposer des services en cryptomonnaie ou en bourse, vise à couper court à ces rumeurs malveillantes et à protéger son image tout en sensibilisant sa clientèle.
Dans ce contexte, l’appel à la vigilance lancé par la direction générale de l’UGB est plus que jamais d’actualité. Il est crucial que les clients et le grand public ne communiquent jamais leurs données personnelles en dehors des canaux officiels et sécurisés de leur établissement bancaire. Les tentatives de phishing et d’escroquerie en ligne sont de plus en plus sophistiquées, et la prudence est la première ligne de défense. La sensibilisation aux risques et la vérification systématique des informations reçues sont des réflexes indispensables pour se prémunir contre ces attaques.
L’UGB s’appuie sur un arsenal juridique solide pour faire face à ces agissements.
La Loi n° 027/2023 du 11 juillet 2023, portant réglementation de la cybersécurité et de la lutte contre la cybercriminalité, ainsi que l’article 93 du Code pénal gabonais, prévoient des sanctions sévères pour la diffusion de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public.
Ces dispositions légales, qui peuvent aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et une amende conséquente, témoignent de la détermination des autorités gabonaises à lutter contre la cybercriminalité et à garantir un environnement numérique plus sûr pour tous. La plainte envisagée par l’UGB enverra un signal fort aux cybercriminels et renforcera la protection des acteurs économiques et des citoyens.
Par Yann Yorick Manfoumbi












































