Le colloque chrétien pour la paix, organisé par la Fédération libre des assemblées et ministères évangéliques (Flame), sous le thème de ‘’la gestion des conflits dans un pays en crise’’, a débuté ce vendredi 09 juillet 2021 et ce jusqu’au 10 juillet 2021, au siège du Centre missionnaire les Conquérants (CMC). Huit thématiques de la paix plurielle vont étre scrutées au peigne fin par 14 experts qui, au passage, feront des recommandations.
Trois thématiques, pour mieux comprendre la paix plurielle, ont été traitées ce vendredi 09 juillet, première journée du colloque, notamment l’Eglise et les intellectuels, l’Education puis la société et la famille.
Parmi les panélistes du sous-thème l’Eglise et les intellectuels, le Révérend pasteur Francis Michel Mbadinga a rappelé le rôle joué par les chrétiens dans la société. « Nous n’attendons pas être un thermomètre qui enregistre la température du monde et ses multiples directions. Nous sommes justement un thermostat qui est là pour réguler la vie en société parce que si l’altérité qui est à la base, on va dire de l’équilibre de l’humanité, est détruite par la violence, la méchante, l’incompréhension. Qu’adviendra-t-il de notre humanité? Elle va se perdre », a t-il indiqué.

L’église comporte des sommités à tous les niveaux mais qui se cachent souvent en s’éloignant de la gestion du pays ce qui est une erreur. Or, « un intellectuel est quelqu’un qui a engrangé une bonne quantité de connaissances grâce aux études, grâce aux recherches et qui participe à la vie sociale du pays. Son action est portée vers les sujets d’actualité quand bien même il n’en est pas responsable. Et nous sommes aujourd’hui des intellectuels chrétiens», a exhorté Symphor Nguema Ella.
Par ailleurs, il a encouragé les chrétiens à être intellectuels influençant le pays car ils sont le sel de la terre comme le déclare la Bible.
Pour l’organisateur Max Alexandre Ngoua, il a fait le plaidoyer de l’intellectualisme comme faisant partie de l’identité chrétienne d’abord. De ce fait , il doit contribuer à la paix.

« Le domaine intellectuel est l’apanage même de l’église parce que les Écritures montrent qu’il y a plusieurs intellectuels qui ont apparu dans la Bible. Nous avons par exemple un intellectuel du nom de Daniel. On dit qu’il était instruit dans les lettres et dans les langues. Donc voici quelqu’un qui a fait preuve d’instruction. Nous avons aussi Paul à qui le roi Agrippa a dit que ton grand savoir te fait délirer. Je peux encore en citer plusieurs», a soutenu le Révérend Prophète Max Alexandre Ngoua.

« Ce qu’il faut retenir sur le volet éducation, d’abord relever cette nuance. Quand on parle de crise de l’Education, la crise ne veut pas dire nécessairement qu’il y ait des grèves, la crise ne veut pas dire nécessairement que l’école est paralysée. C’est-à-dire tant que nos enfants ne seront pas toujours bien formés, tant que le taux d’échecs sera toujours élevé, tant que le taux de réussite ne sera pas toujours celui requis par les états généraux, tant que nous n’aurons pas le nombre suffisant de 40 élèves dans les salles de classes, cela veut dire que l’Education sera toujours en crise », a affirmé Ntoung Pamphile, responsable d’établissement public et cadre chrétien.
Concernant le panel Société et Famille, une thématique développée par le pasteur Petronille Etoughet. Elle a mis en avant la protection de la stabilité de la famille, la protection de la jeunesse face à des fléaux tels que la drogue et l’alcoolisme, la préservation de l’autorité parentale, la lutte contre l’inégalité des droits entre les classes sociales.
« La proposition pour aller dans le même ordre d’idées de ce qu’a dit la pasteur Symphor est que les pasteurs nous permettent de faire le tour des assemblées pour que les pasteurs libèrent leurs cadres pour faire un travail de suivi. Car voyez-vous qu’après un colloque comme celui-là s’il n’y a pas de suivi, cela n’a pas de sens », a exhorté M. Pamphile Nzoko, ancien vice-président des cadres chrétiens et participant.
Les panélistes ont commencé à faire un état des lieux des différents secteurs de la paix plurielle tout en esquissant des propositions qui vont être compilées dans un rapport final à soumettre aux autorités et aux institutions du pays.












































