Le procès de l’ancien Directeur général de la Caisse nationale d’assurance-maladie et de garantie sociale (CNAMGS), Renaud Allogho Akoue, révèle la réalité d’un « toujours premier de la classe » qui n’a pas compris les missions de son rang car il aurait détourné 600 millions de FCFA au total. Ces accusations sont portées par l’agence judiciaire de l’État courant 2019. Elle avait été alertée par un informateur anonyme « soucieux du bien de l’Etat » qui a orienté celle-ci vers des malversations financières savamment orchestrées.
Ainsi, dans le long chapelet d’accusations, on parle entre autres de surfacturation, des frais de missions sans ordre de mission véritable, etc. Il s’agissait de détournements simples de deniers publics.
Dans la même veine, celui que l’Etat dépeint comme un criminel financier aurait payé à hauteur de 4 millions les frais de scolarité dans un établissement privé, lycée Awassi pour plusieurs élèves, au nom de l’entreprise pendant 2 ans.
Un homme à la carrière unique et toujours le premier de sa classe
Selon les révélations faites devant la cour criminelle spéciale, Renaud Allogho Akoue est un « génie » sinon un surdoué comme il sied de l’appeler. C’est ainsi qu’il a obtenu son baccalauréat précocement à 16 ans avec une mention avant de travailler à 21 ans pour devenir directeur général pour la première fois à 27 ans, un parcours hors du commun.
Justement dans ce procès, l’homme au quotient intellectuel très élevé a profité de son poste de directeur général de la CNAMGS pour distraire 600 millions de FCFA des comptes de cette entité para étatique. L’agence judiciaire de l’Etat estime que le meilleur élève de la classe est vraiment hors-sujet de l’équation qui lui a été confiée à résoudre par le président de la République Ali Bongo, entre 2017 et 2019.
Par ailleurs, il s’est transformé en mécène pour financer les projets qui relèvent des prérogatives de l’Etat. Ainsi, il est soupçonné d’avoir financé à hauteur de 40 millions de FCFA une opération d’achat et d’installation de lampadaires solaires avec la Gabonaise d’énergie à Oyem.
L’homme très brillant à l’école était payé par la CNAMGS à 10 millions par mois et a admis dans la même veine d’avoir indument reçu de bonus allant de 50 à 100 millions de FCFA.
Ces procès qui ont commencé par Patrichi Tanasa puis s’en est suivi Ike Ngouoni Alila et aujourd’hui avec Renaud Allogho Akoue prouvent que le souci du bien commun a fui par la fenêtre depuis belle lurette avec plusieurs jeunes responsables aux commandes du pays. La suite du procès a lieu ce jeudi 04 août 2022.











































