Dans une déclaration qui résonne comme un coup de tonnerre dans le ciel déjà très agité de la presse francophone, Blaise Mengue Menna, Conseiller du Président, a lancé, le 19 décembre 2025, un vibrant appel à l’unité et à l’éthique. Il dénonce sans ambages « le comportement irresponsable, malsain et profondément contraire à l’éthique journalistique » d’un confrère autoproclamé du Bureau international de l’Union de la Presse Francophone (UPF). Selon lui, ce Bureau n’est plus qu’une ombre de lui-même, « dont le mandat est pourtant arrivé à expiration », ne survivant que par « l’entremise de deux individus sans légitimité ».
À travers sa lettre, Mengue Menna brosse le portrait d’un épisode qui, loin d’être une simple controverse, ressemble à une tempête dans une bouteille. Il affirme que ce confrère a « contacté les présidents des sections africaines de l’UPF afin de leur demander de boycotter la Conférence internationale de la Presse Francophone (CIPREF) » prévue à Libreville en janvier 2026. Comme un mauvais chef d’orchestre tentant de dissoner une symphonie, il aurait semé la zizanie dans le chœur des voix francophones.
Le cœur de la querelle est, selon Mengue Menna, un chèque de 150 000 euros, exigé dans un délai serré, comme un ultimatum brandi sous le nez d’un hôte généreux. Il explique que « le refus souverain de l’État gabonais de verser la somme de 150 000 euros exigée dans un délai de dix jours » reflète une décision mûrie par la lucidité, et non par l’obstination. Cette somme, approximativement égale à cent millions de francs CFA, n’était pas vue comme un pont vers l’avenir mais comme un piège scintillant. Le Gabon, dans sa clairvoyance, « a parfaitement compris que ces fonds ne serviraient nullement aux objectifs annoncés, mais à d’autres fins opaques ».
Pour Mengue Menna, ce refus n’est pas une barrière mais un phare : il éclaire ce qu’il appelle « une véritable mafia » tentant de détourner l’énergie collective vers des intérêts obscurs. Comme un navire balloté par des vents contraires, cette « mafia » aurait ourdi une stratégie pour saboter un événement majeur de la presse francophone, transformant ce qui devait être un banquet d’idées en table de discorde.
Le Conseiller du Président décrit ensuite un plan qu’il qualifie de « diabolique », comparant l’auteur de ces manœuvres à « un porteur de sac zélé pour empoisonner l’atmosphère », harcelant les présidents de sections africaines favorables à Libreville. Une hydre moderne qui, dit-il, tente de torpiller la CIPREF par une campagne de boycott « ridicule et inefficace ».
Mengue Menna assure que ses services « connaissent parfaitement ce personnage » et ce qu’il espérait obtenir : « strictement rien pour la presse africaine ». Il appelle ses confrères à ignorer « ces oiseaux de mauvais augure » et à ne pas céder à la division, au chantage et à la manipulation.
Dans une conclusion chaleureuse, il réaffirme que « la CIPREF se tiendra bel et bien à Libreville » et invite les journalistes à venir découvrir une ville qui ouvre grand ses portes. Ce plaidoyer vibrant se termine sur une image : « Laissez les fous s’affoler, nous attendons impatiemment leur plainte promise », une invitation à la sérénité face à la tempête.

























