Durant le Dialogue national inclusif, tenu du 2 au 30 avril 2024, les voix des traditionalistes ont retenti avec force pour une célébration des rites et croyances. Les résolutions émanant de cette grande rencontre ont souligné l’importance des valeurs culturelles et traditionnelles ancrées dans le peuple gabonais.
Dans un futur très proche, la célébration des rites et croyances sera mise à l’honneur à travers tout le territoire, conformément à l’une des recommandations issues du dialogue national inclusif.
Le Gabon, terre de multiples rites initiatiques, voit en ses traditions un héritage précieux. Parmi eux, le Bwiti, pratiqué par une large majorité des Gabonais, demeure un symbole incontournable du patrimoine culturel national.
Les commissaires de la commission sociale du dialogue national ont pris des mesures concrètes, dont l’institutionnalisation d’un week-end dédié à la célébration des rites et croyances du Gabon, visant ainsi à les réconcilier avec les valeurs traditionnelles.
Les traditionalistes soulignent que ces rites et croyances renforcent le sentiment d’appartenance communautaire, apportent une dimension spirituelle et une connexion avec les ancêtres, et offrent un cadre pour la résolution des problèmes sociaux.
Après plus de 14 ans où les valeurs et traditions semblaient reléguées au second plan depuis le coup de libération du 30 août 2023, le domaine culturel semble renaître de ses cendres.
Pour préserver ce riche patrimoine culturel, plusieurs mesures ont été adoptées. Elles incluent l’intégration de l’enseignement de l’histoire des rites et croyances dans les programmes scolaires, la création d’un conservatoire de danses traditionnelles, la promotion de la filière danse traditionnelle à l’École nationale d’art et manufacture (ENAM), la construction d’un musée national aux normes internationales, l’institutionnalisation d’une fête nationale annuelle des rites et traditions du Gabon à partir du deuxième vendredi de janvier 2025, et la préservation des noms ancestraux pour transmettre une identité forte à la nation gabonaise.
Comme le soulignent les nouvelles autorités, c’est enfin notre essor vers la félicité.
Par Max Delys Robaky


























