Sous le haut patronage du président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, les Assises nationales de l’emploi se déroulent du 11 au 14 mars 2025 au stade de l’Amitié d’Agondjé. Placée sous le thème « Vers des stratégies inclusives et durables pour la création d’emplois décents », cette rencontre ambitionne de convertir les réflexions en actions concrètes pour endiguer la crise de l’emploi au Gabon, où le chômage des jeunes atteint 35 %.
Un état des lieux préoccupant
La cérémonie d’ouverture, présidée par le Premier ministre Raymond Ndong Sima, a réuni les représentants du secteur public, du secteur privé, des partenaires sociaux et de la société civile. L’objectif affiché est sans équivoque : dresser un diagnostic précis du marché du travail, identifier les obstacles majeurs et proposer des solutions viables.
Le constat est alarmant : les crises économiques successives ont exacerbé la précarité de l’emploi. Dès 2010, des études révélaient qu’environ 150 000 personnes étaient sans emploi. Aujourd’hui, la situation s’est aggravée, justifiant la nécessité d’une action urgente.
Passer de la parole aux actes
Ces assises s’inscrivent dans le cadre du programme de développement de la Transition et visent trois objectifs fondamentaux : analyser les tendances du marché du travail, identifier les défis à surmonter et proposer des solutions adaptées aux réalités économiques et technologiques du pays.
Les attentes sont grandes. Un représentant des demandeurs d’emploi a exprimé son optimisme : « Nous espérons que ces assises aboutiront à des solutions concrètes. Pour nous, jeunes, la Transition est porteuse d’espoir. » Les échanges devraient ainsi déboucher sur des recommandations réalistes et applicables.
Adapter la formation aux besoins du marché
Jean-Baptiste Bikalou, représentant de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), a insisté sur l’urgence d’une flexibilité du marché du travail et sur la nécessité pour les chercheurs d’emploi de s’adapter aux évolutions économiques. Il a également critiqué l’inadéquation entre l’offre de formation et la demande des entreprises : « Notre système éducatif doit évoluer en fonction des besoins réels du marché. Un diplômé sans emploi représente un manque à gagner pour l’État. » Il a même suggéré la fermeture temporaire des filières les moins porteuses.
De son côté, le Premier ministre a appelé à une réforme en profondeur de l’éducation et de la formation professionnelle : « Nous devons former pour l’emploi, pas seulement pour obtenir un diplôme. Des décisions courageuses s’imposent pour aligner la formation sur les réalités du marché du travail. »
Un tournant décisif pour l’emploi au Gabon
Ces assises nationales sur l’emploi constituent une opportunité cruciale pour repenser les stratégies de lutte contre le chômage et favoriser une insertion professionnelle durable. L’enjeu est clair : transformer ces débats en actions concrètes pour offrir aux Gabonais un avenir professionnel stable et prospère.








































