Dans une récente déclaration publique publiée sur sa page officielle, le Dr Ali Akbar Onanga Yobegue s’élève contre ce qu’il considère comme une instrumentalisation flagrante de la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI). Selon lui, cette institution semble être utilisée à des fins politiques en réponse à ses prises de position critiques sur la gestion actuelle de la transition politique au Gabon.
« J’apprends par voie de presse que la CNLCEI aurait ouvert une enquête à mon encontre. Si cette information est avérée, elle suscite des interrogations légitimes, tant par son opportunité que par son objectif apparent de museler une voix dissidente », affirme-t-il. Soulignant une méthode déjà éprouvée, il rappelle que « ce stratagème a été utilisé sans succès par les régimes précédents et ne prospérera pas davantage aujourd’hui. »
Le Dr Ali Akbar Onanga Yobegue, fort d’un parcours au service de l’État gabonais – notamment en tant que secrétaire général adjoint de la présidence et ministre – revendique son intégrité face à cette initiative de la CNLCEI . « Depuis 2019, je me suis retiré de toute fonction publique, et aucun élément tangible ne saurait étayer une quelconque implication de ma part dans des pratiques illégales », précise-t-il, tout en réitérant sa disposition à coopérer pleinement avec les autorités compétentes.
Cependant, il s’interroge sur la sélectivité des enquêtes menées par la CNLCEI. « Comment expliquer que des faits de corruption récents et documentés ne soient pas traités, tandis qu’un ancien fonctionnaire ayant quitté ses fonctions il y a cinq ans devient une cible privilégiée ? », s’indigne-t-il. Selon lui, cette asymétrie est révélatrice d’un agenda politique visant à détourner l’attention des véritables scandales financiers.
En outre, il dénonce la réactivation d’un dossier classé en 2019, y voyant une manœuvre d’intimidation politique. « Une commission anti-corruption ne saurait être crédible que si elle agit avec impartialité, sans céder aux pressions partisanes », martèle-t-il.
Malgré cette tentative qu’il qualifie de « parodie de justice », le Dr Onanga Yobegue affirme rester engagé pour défendre une transition démocratique transparente et équitable. « Les Gabonais méritent mieux que ces pratiques d’un autre temps. La vérité, incha Allah, ne saurait être muselée », conclut-il avec détermination.

























