Libreville, 5 novembre 2026. Une nouvelle étape s’ouvre dans le dossier judiciaire impliquant l’ancien premier ministre gabonais, Alain-Claude Bilie By Nze. Placé en détention préventive depuis le 16 avril 2026, il est attendu ce jeudi. Il doit répondre devant le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville. Ainsi, cette audience intervient près de sept mois après son incarcération, une étape décisive.
Cette convocation marque un tournant important dans la procédure judiciaire engagée contre l’ancien candidat à l’élection présidentielle. Les poursuites portent sur des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance. Le montant en cause s’élève à cinq millions de francs CFA. Toutefois, Alain-Claude Bilie By Nze bénéficie toujours de la présomption d’innocence. En effet, aucun jugement définitif n’a encore été rendu à ce stade de l’instruction.
Une phase essentielle de la procédure pénale
L’interrogatoire au fond constitue une phase essentielle de la procédure pénale. Il permet au magistrat instructeur de recueillir les explications du mis en cause sur les faits reprochés. Le juge peut examiner les éléments du dossier. De plus, il évalue les arguments avancés par la défense. Cette audition pourrait ainsi contribuer à éclaircir plusieurs aspects de l’affaire. Or, l’affaire alimente le débat public depuis plusieurs mois.
Au-delà des débats juridiques, cette affaire suscite une forte attention au sein de l’opinion publique gabonaise. Par ailleurs, le profil politique de l’accusé explique cet intérêt. Le contexte national dans lequel elle s’inscrit y contribue aussi. Pour les observateurs, l’audition de ce 5 novembre représente une séquence importante de la procédure. Cependant, elle ne préjuge pas de son issue finale, qui reste encore très incertaine.
Une contestation procédurale des avocats
Cependant, cette échéance judiciaire se déroule dans un climat de tensions persistantes. Les avocats de l’ancien Premier ministre s’opposent aux autorités en charge de l’instruction. En effet, les conseils de Bilie By Nze contestent les conditions de notification de la convocation. Selon eux, les autorités n’ont pas respecté les articles 119 et 120 du Code de procédure pénale. Ils invoquent le délai de quarante-huit heures.
La défense affirme que le collectif d’avocats n’a pas reçu d’information officielle sur cette audition. D’après plusieurs informations relayées par la presse nationale, seule l’une des avocates aurait reçu notification de la date. Une situation que les conseils de l’ancien chef du gouvernement jugent contraire aux garanties procédurales prévues par la loi. Dès lors, pour eux, la loi impose d’avertir tous les avocats légalement constitués.
Une détention préventive prolongée de six mois
Cette contestation intervient alors que la justice a prolongé la détention préventive de l’ancien Premier ministre. La prolongation porte sur une durée supplémentaire de six mois. Cette décision est devenue publique au début du mois d’octobre. Aussitôt, la défense a contesté cette prolongation. Elle affirme avoir introduit un recours contre cette mesure. Ce recours doit permettre de faire réexaminer la détention de l’ex-chef du gouvernement.
Alors que la justice poursuit son travail d’instruction, les regards restent tournés vers le tribunal de Libreville. Cette nouvelle confrontation oppose les arguments de l’accusation à ceux de la défense. Elle pourrait contribuer à dessiner les prochaines orientations du dossier. Il figure parmi les dossiers les plus suivis de l’actualité judiciaire gabonaise. Pour l’heure, les débats juridiques sur la régularité de la convocation restent entiers.












































