Vienne devient, cette semaine, une salle d’examen pour le Gabon. Du 2 au 6 novembre, une délégation gabonaise y défend son dossier anticorruption. Séraphin Ondoumba conduit cette équipe, comme un capitaine à la barre. Ainsi, le pays se présente devant le Groupe d’examen de la Convention des Nations unies. La session est désormais la dix-septième, reprise en deuxième partie.
Le Gabon n’arrive pas en novice. Signataire de la Convention le 10 décembre 2003, il en est partie depuis le 1er octobre 2007. En 2015, il a bouclé le premier cycle, consacré à la répression et à la coopération. Pourtant, le deuxième cycle exige bien davantage. Il porte sur les mesures de prévention et sur le recouvrement des avoirs.
Une promesse de transparence à l’épreuve
La visite des experts à Libreville, du 29 juin au 1er juillet 2026, a servi de miroir. Elle a reflété les forces et les failles du dispositif national de lutte anticorruption . Par conséquent, le Gabon veut publier les résultats. Il espère vivement que les citoyens s’approprient les recommandations. Transparence oblige, la lumière vaut mieux qu’un tiroir fermé.
Le chef de délégation a rappelé l’enjeu pour le président Brice Clotaire Oligui Nguema. Sous la Ve République, la transparence et l’intégrité deviennent des exigences fondamentales. En outre, il plaide pour une convention intégrée aux politiques publiques. Autrement dit, les textes ne doivent pas dormir dans les archives de l’administration. Ils doivent plutôt guider l’action quotidienne de l’État gabonais.
Cap sur 2027 : la traque des avoirs
Les travaux ne s’arrêtent pas aux grands principes affichés. Du 3 au 5 novembre, ils abordent la coopération internationale multilatérale. Ils examinent minutieusement le recouvrement des avoirs illicites. Or, cet enjeu ressemble à une véritable chasse au trésor mondiale. Les fonds détournés voyagent vite, tandis que la justice avance lentement. Cependant, la coopération entre États réduit sensiblement cet écart.
Le 6 novembre, une session extraordinaire doit adopter les documents préparatoires au lancement. Ces textes ouvriront la voie à la deuxième phase du mécanisme en 2027. Par ailleurs, le Gabon appelle l’ensemble des partenaires au dialogue et au consensus. Il salue vivement l’adhésion d’Andorre à la Convention onusienne. Ce petit État rejoint pleinement un grand chœur, celui des nations engagées.
Conclusion : un engagement à confirmer
Vienne offre au Gabon une tribune, mais la vraie épreuve se jouera à Libreville. Les promesses, comme des graines, exigent un sol bien fertile. Il faudra donc des résultats publiés, des institutions fortes et des sanctions réelles. Alors seulement, l’engagement gabonais deviendra une véritable récolte.









































