Le lundi 16 février 2026, le ministre du Logement, de l’habitat, de l’urbanisme et du cadastre, Mays Mouissi, a reçu en audience le directeur de l’Agence française de développement (AFD), Olivier Delefosse. Au-delà du cadre institutionnel, cette rencontre visait à identifier des axes de coopération capables de mobiliser l’expertise technique et l’ingénierie financière de l’Agence au service des priorités nationales en matière d’habitat.
Les échanges ont mis en lumière une exigence méthodologique essentielle : toute intervention efficace suppose une vision structurée. Le représentant de l’AFD a ainsi insisté sur la nécessité d’un programme intégré clairement formulé, articulant digitalisation des services administratifs, organisation du système d’agrémentation, développement de produits d’épargne logement et mise en place de mécanismes financiers adaptés. En d’autres termes, transformer l’intention politique en architecture opérationnelle.
Le ministre a, pour sa part, réaffirmé sa volonté d’inscrire l’AFD au cœur des projets stratégiques de son département. La digitalisation du cadastre, destinée à simplifier les procédures et à réduire les délais de traitement, ainsi que la création d’une caisse de refinancement hypothécaire pour soutenir durablement l’accès au logement, constituent les pierres angulaires de cette ambition. Derrière ces instruments techniques se profile un enjeu plus vaste : rendre effectif le droit au logement par la modernisation des outils publics.
L’audience s’est conclue par la décision de désigner un point focal chargé d’engager un travail technique approfondi entre les équipes du ministère et celles de l’Agence. Une étape discrète, mais décisive, car c’est souvent dans la précision des mécanismes que naissent les politiques publiques capables de traverser le temps.


























