Les populations du département du Haut-Como et de la commune de Medouneu sont toujours sous le choc, après la découverte du corps sans vie de Fatima Ekang Nguema, la quarantaine, au village Etsameyong, à 9 kilomètres de Medouneu, le 14 novembre 2021.
Selon une source villageoise, la quadragénaire aurait été tuée par un éléphant ou un autre animal féroce. Dans la mesure où son corps a été retrouvé déchiqueté dans une forêt mitoyenne du village.
Il ressort que dame Fatima Ekang Nguema est partie de son domicile pour la forêt, le vendredi 12 novembre dernier, pour aller chercher des feuilles servant à la fabrication du manioc. La mère de famille n’est plus jamais rentrée au village. Jusqu’à tard dans la nuit, toute la maisonnée espérait encore au retour de la maîtresse des lieux.
Malheureusement, la mère de famille n’a pas donné signe de vie jusqu’à samedi.
Une absence prolongée qui a commencé à susciter des interrogations et des inquiétudes auprès des proches de la quadragénaire. Son époux, M. Obiang Emore, a alerté le chef de regroupement de village qui, à son tour, a saisi la brigade de gendarmerie du chef-lieu du département du Haut-Como.
Les villageois se sont mis à chercher Fatima toute la journée du samedi 13 novembre en vain. Ils ont dû arrêter les recherches en début de soirée.
C’est ainsi que le lendemain, c’est-à-dire le dimanche 14 novembre 2021, ils ont repris les fouilles dans une autre partie de la forêt.
« C’est après quelques minutes de marches et de fouille minutieuse, que le corps inerte de la quadragénaire est découvert dans un état physique épouvantable » , a indiqué le quotidien gouvernemental l’Union (No 13782).
« Le corps de la villageoise avait été déchiqueté, écrasé. Et il y avait du sang partout » , a rapporté l’Union citant sa source.
Ce énième décès remet sur la table le sempiternel problème du conflit hommes-éléphant qui ne cesse de causer de nombreux dégâts en vies humaines.
Droit à la légitime défense décrété par le Gouvernement
Pour répondre à la problématique homme-faune au Gabon, le gouvernement a adopté en conseil des ministres le 10 juin 2021, un projet de décret qui autorise l’exécution des battues administratives et, le cas échéant, l’usage du droit de légitime défense par les populations victimes de ce conflit.
Il est question pour le gouvernement de « contribuer à la sécurité des cultures vivrières des communautés locales ainsi que leur intégrité physique tout en préservant les objectifs de gestion durable de la faune sauvage », a expliqué le gouvernement dans un communiqué.
Dans tous les cas, dame Fatima n’a pas pu se défendre, elle est donc passé de la vie à trépas.
Malgré cela, la gendarmerie de Medouneu a ouvert une enquête pour essayer de comprendre les raisons de ce décès de trop.


























