Le dernier chèque a refermé un dossier sensible. Lundi 2 novembre 2026, au gouvernorat de l’Estuaire, Mays Mouissi a remis les derniers chèques. Le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre clôt ainsi l’opération. Elle concerne les propriétaires touchés par la route de contournement de l’aéroport, à Okala. Désormais, la page administrative se tourne, mais le livre reste ouvert.
La cérémonie a réuni plusieurs figures officielles. La ministre de l’Éducation nationale, Jacqueline Ilogu Bignoumba, et la gouverneure de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba, y assistaient. Cette présence donne du poids à l’événement. Toutefois, l’essentiel se joue ailleurs, dans les chiffres. En effet, cette étape finale suivait une première distribution, organisée le 29 octobre. Dès lors, deux actes successifs ont rythmé cette partition administrative.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
Les comptes ont livré leur verdict. Les équipes ont recensé 69 biens dans l’emprise du projet et indemnisé leurs propriétaires. Au total, l’enveloppe atteint 2 580 918 867 FCFA, soit environ 2,58 milliards. Ainsi, chaque bien trouve son prix, et chaque propriétaire reçoit une réponse concrète. Cette précision comptable rassure autant qu’elle informe. Le total dépasse largement le simple symbole.
Les sommes varient selon la nature et la valeur des biens. Pourtant, un chiffre se détache nettement du lot. Le plus gros dédommagement versé à un bénéficiaire s’élève à 640,8 millions de FCFA. Par conséquent, l’écart entre les montants illustre la diversité des situations rencontrées sur le terrain. Dès lors, chaque dossier raconte une histoire singulière. Le barème n’a rien d’uniforme.
Une parcelle pour remplacer l’ancien toit
L’argent ne dit pas tout, et l’État l’a compris. Les bénéficiaires recevront aussi des parcelles assorties de titres fonciers. Cette mesure ressemble à une clé tendue après la porte refermée. De plus, un titre foncier protège mieux qu’une simple promesse verbale. Cette mesure prolonge l’effort financier par une réponse durable. Autrement dit, l’État ne se contente pas de payer.
Le site destiné au relogement a déjà trouvé son emplacement. Son aménagement devrait démarrer dans les prochaines semaines. Cependant, une parcelle sur le papier n’abrite personne. Ainsi, les bénéficiaires attendent désormais le terrain, les bornes et les documents. Or, l’enjeu se joue à courte échéance. Les prochaines semaines diront si le chantier démarre vraiment.
La route avance, les droits aussi?
Le projet routier d’Okala franchit une étape importante. Les travaux d’infrastructures prolongent la route de contournement de l’aéroport. Pourtant, le bitume ne doit pas écraser les droits des habitants. Cette tension traverse tous les grands chantiers d’infrastructures. Chaque kilomètre gagné doit respecter la dignité de ceux qu’il traverse. Autrement dit, la modernité exige un équilibre, non un rouleau compresseur.
Pour les autorités, l’enjeu consiste désormais à concilier travaux et préoccupations des populations affectées. Cette conciliation se mesurera sur le terrain. En effet, les promesses de papier pèsent peu face aux délais annoncés. Enfin, la confiance des riverains dépendra de la tenue des engagements. Ainsi, le calendrier jouera le rôle d’arbitre. La transparence aidera aussi à apaiser les inquiétudes.
Tenir parole dans les délais annoncés
Reste maintenant à concrétiser l’essentiel: aménager le site d’accueil et remettre effectivement les parcelles promises. Les délais annoncés serviront de juge de paix. Ainsi, l’État transformera enfin ses chèques en confiance, ou laissera le doute s’installer durablement. Tous les regards suivront chaque étape du calendrier.











































