Le 31 octobre 2026, le ministre Lambert Mouvinde Millot a foulé le terrain de Malibé 2, à Akanda. Il voulait vérifier le démarrage réel des travaux d’aménagement. Le calendrier presse : les opérations de libération des emprises routières débutent le 4 novembre. Ainsi, chaque jour compte.
Le ministre était accompagné d’équipes techniques. Il agissait en concertation avec son collègue de l’Habitat, Mays Mouissi Kinga, empêché. Par ailleurs, la visite répond aux instructions du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Elle montre l’ambition d’avancer le relogement au même rythme que les travaux.
Quinze hectares pour recoudre des vies
Le gouvernement a mobilisé moyens logistiques et ressources humaines pour viabiliser ce terrain de 15 hectares. Le projet prévoit au moins 100 parcelles. Elles accueilleront les familles concernées par les déguerpissements. Autrement dit, la terre nue devient une promesse de toit.
L’aménagement comprend aussi l’amélioration de la route d’accès. De plus, des voies de circulation intérieures desserviront le site. Ces artères joueront le rôle de veines dans un quartier naissant. Elles faciliteront l’installation des familles et leur accès aux services collectifs.
La promesse du même confort
Les techniciens de la Société nationale immobilière affirment que les équipements collectifs nécessaires figurent au programme. Selon eux, les familles retrouveront des conditions de vie comparables à celles de leurs quartiers actuels. Cependant, une promesse se juge sur pièces.
Pourtant, le cadre de vie ne se limite pas aux murs. Il mêle services, accès et voisinage. Dès lors, le site devra offrir ici un quotidien digne, pas seulement des parcelles alignées.
Dialogue et vision urbaine
Cette démarche prolonge les échanges engagés avec les collectifs d’habitants. Le gouvernement affirme vouloir informer les riverains sur les mesures d’accompagnement. Ainsi, la transparence devient un pont entre les pelleteuses et les familles. Ce pont devra tenir sous la pression.
Le relogement accompagne l’élargissement des voies du Grand Libreville, prévu au Plan national de croissance et de développement. Ce plan ambitionne de moderniser les routes, de fluidifier la circulation et d’améliorer la mobilité. Enfin, les axes Okala-SEEG et Lac Bleu-Diba-Diba figurent parmi les chantiers évoqués.
Un test de confiance pour l’État
Au fond, Malibé 2 constitue un véritable test grandeur nature. Les 100 parcelles devront prouver concrètement que modernisation rime avec dignité. Désormais, les familles jugeront l’action publique aux faits, non aux annonces. Si le site tient toutes ses promesses, la confiance suivra aussi les routes.












































