Face à la pression croissante des usagers, le ministre Clotaire Kondja a choisi la proximité. Dès 5 heures du matin, ce vendredi 9 octobre 2026, il s’est rendu sur le terrain. Longues, les files d’attente s’étirent devant les stations-service du Grand Libreville. Le ministre voulait constater l’état réel de l’approvisionnement. Ainsi, il a tenté de rassurer une population excédée par plusieurs jours de perturbations.
Cette visite matinale s’inscrit dans une stratégie de communication gouvernementale. L’exécutif veut montrer qu’il suit la situation de près. Par ailleurs, le ministre a promis un ravitaillement des stations-service tout au long de la journée. Il promet aussi un retour progressif à la normale. Cependant, cette annonce apaisante intervient dans un contexte délicat. Les promesses successives ont souvent peiné à se traduire en améliorations concrètes.
Un geste symbolique derrière la pompe
Sur place, Clotaire Kondja n’a pas hésité à passer derrière la pompe. Il a servi lui-même du carburant à certains automobilistes. Ce geste symbolique illustre son implication personnelle. Toutefois, au-delà de l’image, cette scène révèle l’ampleur du malaise. Un ministre qui manipule lui-même la pompe cherche avant tout à convaincre. Il répète que « tout va rentrer dans l’ordre ». Pourtant, beaucoup d’usagers restent encore très sceptiques.
La confiance entre l’administration et les usagers s’est sérieusement érodée. Ce geste le montre clairement. De fait, l’image ne suffit plus à calmer une population excédée. Les usagers attendent désormais des résultats tangibles. La pénurie, même temporaire, touche aussi directement l’activité économique. Elle pèse également sur la mobilité et sur le quotidien des ménages. Dès lors, chaque heure d’attente alimente davantage la colère des usagers.
Une pénurie qui révèle un système fragile
Les files d’attente observées ces derniers jours témoignent d’un système d’approvisionnement fragile. Ce système dépend de facteurs logistiques et géopolitiques. Les autorités peinent pourtant à anticiper ces facteurs. Résultat, chaque perturbation se transforme vite en crise. Les stations-service se vident, puis les files d’attente s’allongent. Les automobilistes patientent parfois pendant de longues heures. Pendant ce temps, l’activité économique ralentit. En outre, le quotidien souffre aussi.
Les prochaines heures seront donc décisives. Le ravitaillement annoncé doit se confirmer, puis se stabiliser. Si tel est le cas, le gouvernement pourra souffler. Dans le cas contraire, cette descente à l’aube n’apparaîtra que comme un geste symbolique. Un geste de plus, sans impact réel sur la crise. Par conséquent, la crise exige des solutions structurelles. Enfin, les usagers, eux, attendent des actes bien concrets.










































