Le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, n’a fait aucune déclaration officielle sur la pénurie de carburant. Notre article d’hier s’intitulait « Crise du carburant : le ministre Sosthène Nguema Nguema aurait-il dû garder le silence ? » Certes, nous nous sommes appuyés sur les déclarations de notre confrère Super Star Magazine. Cependant, ce dernier ne s’est pas servi d’une source officielle vérifiée ni d’une déclaration directe du ministre.
Le ministre est autant préoccupé par la crise du carburant que tous les autres membres du gouvernement. Face à cette situation accablante, il ne se reconnaît nullement dans une sortie officielle sur un média quelconque. En effet, le service de communication du ministère rejette cette lecture des faits. Selon lui, Sosthène Nguema Nguema ne se reconnaît ni dans les propos rapportés ni dans l’angle choisi.
Des fonctions à situer dans le temps
Sosthène Nguema Nguema a d’abord dirigé le ministère du Pétrole et du Gaz. Ensuite, il a pris la tête des Mines et des Ressources géologiques en janvier 2026. Il a pris ses fonctions le 5 janvier. Il ne dirige plus le secteur pétrolier. Cette chronologie oblige donc à examiner les périodes et les fonctions. Chaque décision doit ainsi remonter à son auteur et sa date.
En outre, la crise actuelle résulte d’une chaîne complexe d’opérations. Cette chaîne couvre l’approvisionnement, le raffinage, le stockage et la distribution. Un seul parcours individuel ne suffit donc pas à l’expliquer. D’ailleurs, les autorités ont évoqué une baisse des stocks chez certains marketeurs. Seul un examen précis des décisions permettra de désigner les vrais responsables. Enfin, chaque maillon de la chaîne engage une autorité précise.
Un confrère qui s’est trompé de trajectoire
En s’inspirant de la trajectoire prise par son confrère, Gabon Mail Infos s’est trompé. Il fait donc amende honorable vis-à-vis du ministre et de tous ses lecteurs. Toutefois, il serait important de se demander le sens de la sortie de notre confrère en temps de crise. Pourquoi ce titre précis : « Crise du carburant : Sosthène Nguema Nguema, le bouc émissaire d’une crise qu’il avait pourtant anticipée ? »
La vérification faite prouve qu’il n’y a eu aucune déclaration officielle ou officieuse du ministre Sosthène Nguema Nguema. Il n’y a eu ni interview ni communiqué de presse. Par conséquent, le ministre ne peut pas porter des affirmations qu’il n’a jamais formulées. Le ministère affirme à Gabon Mail Infos que le ministre ne revendique pas ces propos. Ce média reconnaît d’ailleurs ne pas avoir sollicité sa position.
Des mesures pour rétablir l’approvisionnement
Depuis fin septembre, la pénurie perturbe le quotidien des Gabonais. De longues files d’attente se sont formées devant plusieurs stations-service du Grand Libreville. Début octobre, les autorités ont annoncé la mobilisation des réserves de la SGEPP. Elles ont aussi prévu l’arrivée prochaine d’un navire d’importation. Ce renfort devrait rétablir progressivement l’approvisionnement des stations. Les automobilistes attendent maintenant des mesures rapides pour retrouver un approvisionnement normal.
Cependant, les causes précises de cette tension persistante restent floues. Pourquoi publier un tel article alors que le pays attend des solutions plutôt que des polémiques ? Cette mise au point ne clôt pas le débat dans les stations-service. Il faut donc distinguer les faits, les déclarations officielles et les commentaires éditoriaux. Quelles mesures ont permis de répondre à la tension, et quelles leçons en tirer ?
Revenir aux faits et aux responsabilités
Cette clarification ramène ainsi la discussion vers les faits et les responsabilités de chaque institution. Le ministre est donc concerné par la pénurie du carburant au même titre que tous ses collègues du gouvernement. Il reste désormais à examiner les décisions réellement adoptées pour sécuriser durablement le carburant au Gabon. Alors seulement, les responsables pourront rassurer la population, apaiser les tensions et restaurer sa confiance.
Le texte du confrère évoque aussi une volonté d’en faire le « bouc émissaire » de la crise. Or, ce texte n’a aucune source officielle connue. En effet, le gouvernement est souvent indexé en période de crise. Pour les communicateurs, l’apaisement s’impose, et surtout une recherche de solutions. Le ministère veut ainsi éviter toute confusion entre les positions de son responsable et les analyses de la presse.












































