La Journée internationale pour la paix, célébrée ce 21 septembre 2026, a pris à Libreville une tournure singulière. L’Observatoire chrétien pour la paix (OCP) a choisi le thème « Investir dans la paix pour tous et partout ». Elle a distribué gratuitement plus de cent moustiquaires imprégnées au quartier Nkol Ngoum PK7. Ainsi, l’OCP a donné corps à ce message dans le vécu quotidien des populations locales.
Ce geste, à la fois humanitaire et symbolique, illustre une conviction forte. La paix ne se limite pas aux discours. Elle s’incarne dans des actions concrètes qui protègent la vie et renforcent la cohésion sociale. En effet, l’investissement dans la paix passe aussi par la santé publique. Par ailleurs, la prévention des maladies et la protection des familles comptent autant. Les habitants l’ont compris.
Une cérémonie placée sous le signe de la grâce divine
Dès le début de l’après-midi, habitants, observateurs et bénéficiaires se sont rassemblés autour de cette initiative. L’atmosphère de fraternité a marqué l’événement. En offrant des moustiquaires, l’OCP a voulu démontrer un point précis. Or, la lutte contre le paludisme fragilise les communautés. Elle reste indissociable de la quête de stabilité et de bien-être collectif. Cette conviction a donné à la rencontre une portée sociale durable.
La cérémonie s’est ouverte par un mot de bienvenue du chef de quartier Alain Mabika. Il a placé l’événement sous le signe de la grâce divine. « Nous prions l’Éternel Dieu afin que cette activité se déroule sous son contrôle, et que la paix et la liberté règnent ici comme dans la maison d’un père accueillant ses enfants. » Ce ton spirituel a donné une dimension sacrée.
Le prophète Ngoua appelle à agir localement

La présence du Révérend Prophète Max Alexandre Ngoua, Coordinateur général de l’OCP, a renforcé la portée institutionnelle de l’événement. Également, le Directeur général du programme national de lutte contre le Sida (PNLS) était présent. Le prophète a livré une définition singulière de la paix, insistant sur la responsabilité collective. Il a résumé : « Investir dans la paix, c’est agir localement, sans attendre des solutions venues d’ailleurs. »
Pour lui, la paix est un héritage national, une richesse commune que chacun doit préserver. Il faut le faire par des gestes de fraternité et de solidarité. Il a exhorté les communautés religieuses à œuvrer activement à la réconciliation et à la cohésion sociale. En outre, il a rappelé que l’Église est porteuse du message de paix. Elle doit donc être un instrument de stabilité.
Une distribution ordonnée et pédagogique
De son côté, Ngomo Mba, responsable national du programme de lutte contre le paludisme, a pris la parole. Il a vulgarisé la transmission de la maladie. Ensuite, il a insisté sur l’efficacité des moustiquaires imprégnées. « Elles constituent une double barrière, physique et chimique, et leur usage est vivement recommandé par les autorités sanitaires. » Cette sensibilisation a donné un caractère pédagogique à l’événement, transformant la distribution en campagne préventive.
La cérémonie s’est déroulée dans l’ordre. Chaque bénéficiaire est reparti avec une moustiquaire et le sentiment d’avoir participé à un acte citoyen. Mais au-delà de la logistique, l’opération a porté un message fort. La paix n’est pas une abstraction. Elle se construit au quotidien par des gestes simples et solidaires. Ainsi, cette journée a montré que la solidarité protège toute la communauté de Nkol Ngoum.
Un message d’unité face aux fractures sociales

Le prophète Max Alexandre Ngoua a conclu en rappelant l’essentiel. Selon lui, « cette nation a besoin de paix, cette nation a besoin de cohésion ». Cette exhortation résonne comme un avertissement face aux fractures sociales. Ces fractures menacent l’équilibre national. Par conséquent, chaque citoyen doit agir pour préserver l’unité du pays. De plus, la cohésion sociale demande des gestes simples et une solidarité quotidienne entre voisins.
Ainsi, cette célébration a pris à Libreville une dimension résolument pragmatique et citoyenne. En liant la lutte contre le paludisme à la quête de paix, l’OCP montre que les deux sont indissociables. Dans un pays où les tensions communautaires fragilisent la cohésion, cette initiative apparaît comme un manifeste vivant. Préserver la nation, c’est préserver l’avenir, et investir dans la paix, c’est investir dans la vie.












































