Le 15 septembre 2026, le gouvernement gabonais a franchi une étape décisive. Ce projet reste stratégique pour la façade maritime nationale. Il s’agit du port en eau profonde de Mayumba. Après des années de mémorandums et de reports, le gouvernement a lancé un appel d’offres restreint. Il vise à sélectionner les entreprises chargées des études techniques, économiques et environnementales. Cette étape confirme une volonté claire.
Cette décision marque la première avancée concrète depuis plus d’une décennie. Elle repositionne Mayumba au cœur de la vision logistique et industrielle du pays. Longtemps perçu comme un horizon lointain, ce port eau profonde de Mayumba devient désormais un levier stratégique pour plusieurs filières. Les autorités misent sur un modèle intégré ; de grands groupes portuaires internationaux ont développé des plateformes similaires. Ainsi, le Gabon confirme sa détermination profonde.
KEZAD Group : le modèle d’un pôle logistique intégré
Les autorités misent notamment sur un modèle inspiré des plateformes intégrées de KEZAD Group, filiale d’Abu Dhabi Ports. Les deux parties ont déjà engagé des discussions. Ce partenariat solide apporterait à Mayumba une expertise reconnue en gestion portuaire. Par ailleurs, l’ambition dépasse la simple construction d’un port. Le Gabon veut associer port en eau profonde, zone économique spéciale et services logistiques à haute valeur ajoutée.
L’objectif final reste ambitieux et cohérent. Le Gabon veut transformer Mayumba en pôle régional attractif pour les investisseurs. Ce pôle soutiendrait aussi les exportations gabonaises vers les marchés internationaux. De plus, cette stratégie s’inscrit dans une logique de diversification économique que veulent les autorités. Elle répond également à une volonté d’indépendance logistique face aux ports voisins. En définitive, Mayumba pourrait devenir une vitrine industrielle régionale.
Des besoins logistiques pressants dans le Sud du pays
Cette relance intervient dans un contexte où les besoins logistiques deviennent pressants. Le projet potassique de Banio, situé à moins de 100 km, dépend déjà d’un accès maritime compétitif. Par ailleurs, les filières bois et agricoles de Ngounié et Nyanga souffrent de l’éloignement des ports existants. En parallèle, les flux miniers de Belinga et Baniaka pourraient bénéficier d’une alternative maritime méridionale et économique à Owendo.
En d’autres termes, Mayumba n’est plus seulement un projet. Il devient une réponse concrète aux contraintes économiques actuelles. L’appel d’offres restreint vise précisément à sélectionner des entreprises gabonaises et internationales qualifiées. Ces entreprises réaliseront les études de faisabilité et d’impact nécessaires. Cette phase reste cruciale : elle concrétise enfin le discours politique. Elle définira aussi précisément les infrastructures nécessaires et les coûts globaux du port.
Un corridor stratégique pour l’avenir du Gabon
Au-delà de l’infrastructure, c’est une vision patriotique qui se dessine clairement. Le Gabon cherche à bâtir un corridor stratégique associant rail, ports et énergie. Cette stratégie doit sécuriser les exportations nationales sur le long terme. Elle vise également à diversifier l’économie du pays. Enfin, elle renforce la souveraineté logistique face aux dépendances régionales. Ainsi, chaque décision politique s’inscrit dans une logique de long terme cohérente.
Le gouvernement a annoncé la relance du port en eau profonde de Mayumba Mayumba en septembre 2026. Elle s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Le Gabon veut désormais maîtriser ses routes commerciales stratégiques. Il souhaite aussi valoriser ses ressources naturelles. De surcroît, le pays affirme toujours son rôle grandissant dans la région. Cette relance symbolise une étape majeure vers une souveraineté économique affirmée. Mayumba incarne donc un chapitre décisif pour le Gabon.












































