Eramet Comilog consolide en 2025 son partenariat RSE avec l’État gabonais. Hôpital livré, forages lancés, lycée en chantier : la dynamique s’accélère à Moanda. La province du Haut-Ogooué profite ainsi de 10,4 milliards de FCFA mobilisés pour l’ensemble de ses habitants.
Pour Eramet Comilog, la responsabilité sociétale dépasse aujourd’hui largement la simple obligation contractuelle. Le directeur général Leod Paul Batolo reste catégorique sur ce point précis. « L’activité minière doit être un moteur concret de progrès pour les territoires et les populations locales », affirme-t-il. Cette vision structure la gouvernance conjointe du Fonds RSE, pilotée conjointement avec l’État gabonais depuis 2020. Deux comités encadrent désormais les décisions. Le Comité de Gestion Partenariale valide les projets soumis. Le Comité de Gestion Opérationnelle suit leur avancement technique sur le terrain, à Moanda, Mounana et Bakoumba.
L’Addendum signé en 2020 a renforcé ce dispositif financier partagé. Il alimente deux instruments distincts. Le Fonds de Développement des Communautés Locales capte 20 % de la redevance minière proportionnelle. Le Fonds RSE volontaire mobilise quant à lui 2 % du résultat opérationnel courant annuel d’Eramet Comilog. Eramet Comilog salue par ailleurs l’implication des autorités gabonaises. « Leur rôle ne se limite pas à un soutien institutionnel : il constitue un véritable co-pilotage stratégique », souligne l’entreprise. Ce partenariat sert désormais de référence nationale pour d’autres opérateurs miniers implantés sur le territoire gabonais.
Santé et eau potable : des infrastructures qui changent le quotidien
À Moanda, l’année 2025 a livré son tout premier symbole fort. L’hôpital départemental a ouvert ses portes après un investissement de 1,22 milliard de FCFA. Cette infrastructure moderne améliore désormais la prise en charge médicale de toute la province du Haut-Ogooué. Parallèlement, onze forages industriels renforcent l’accès à l’eau potable. Ils apporteront 110 mètres cubes supplémentaires chaque heure, face à un déficit structurel de 300 mètres cubes par heure. Eramet Comilog a déjà réalisé 80 % des deux forages de Moukaba. Ils sécuriseront la desserte des quartiers périphériques les plus vulnérables aux pénuries.
Le futur Lycée de l’Excellence incarne l’ambition éducative du groupe. D’une superficie de 30 000 mètres carrés, l’établissement accueillera laboratoires, bibliothèque et infrastructures sportives modernes. Une main-d’œuvre locale qualifiée occupe désormais la majorité de ces 350 emplois de chantier. Eramet Comilog a également achevé l’installation de 856 lampadaires solaires en deux phases successives. Cet éclairage sécurise désormais plusieurs axes urbains stratégiques de la ville. Enfin, la voirie du quartier Bangombé avance progressivement. L’équipe a déjà finalisé la recharge de la couche de base, avant le futur bétonnage de la chaussée.
Diversification économique et bilan financier de l’exercice
À Bakoumba, la diversification économique locale prend une forme concrète. Le projet agro-sylvo-pastoral déploie pisciculture, culture de champignons et production d’huile de ricin. Une usine moderne d’aliments pour l’élevage complète ce dispositif, déjà financé à hauteur de 967 millions de FCFA. Les producteurs locaux bénéficieront de formations techniques et d’un accompagnement structuré. La médiathèque de Bakoumba, achevée en 2025, illustre également cette dynamique territoriale. « Ce projet constitue un véritable levier d’épanouissement pour les populations », précise Eramet Comilog. Le chantier a généré 25 emplois locaux durables dans les métiers du génie civil.
Sur le plan financier, l’exercice 2025 confirme une exécution particulièrement soutenue. Eramet Comilog a mobilisé au total 10,412 milliards de FCFA pour financer l’ensemble des projets. Les décaissements cumulés atteignent 8,622 milliards de FCFA au 31 décembre dernier. Des engagements contractuels de 3,272 milliards de FCFA restent toutefois à honorer début 2026. Eramet Comilog prélèvera ainsi 1,482 milliard de FCFA sur l’enveloppe budgétaire suivante. Cette gestion rigoureuse traduit néanmoins la volonté commune d’accélérer durablement le développement du Haut-Ogooué. Des contraintes budgétaires persistent encore, liées au redimensionnement de plusieurs chantiers structurants majeurs.












































