Libreville, le 25 août 2026- Le sort d’Eddy Narcisse Minang n’est pas encore définitivement scellé. Le conseil de discipline vient de proposer sa révocation. Toutefois, une source judiciaire apporte une précision importante. Le magistrat conserve un délai de 15 jours pour agir.
Selon cette source consultée, la procédure n’est pas achevée. « La révocation est susceptible de recours devant le Conseil d’État dans les 15 jours », précise-t-elle. Ainsi, Eddy Narcisse Minang peut encore saisir la haute juridiction administrative.
Par ailleurs, une nuance juridique mérite d’être soulignée. La source insiste : « C’est une prononciation de sanction et non une sanction définitive». Cette distinction change la portée de la décision rendue.
Le CSM, seul organe habilité à radier
En effet, le conseil de discipline ne dispose pas du pouvoir final. Seul le Conseil Supérieur de la Magistrature peut prononcer une radiation effective. La source le rappelle sans détour. « Le Conseil Supérieur de la Magistrature est seul habilité à radier un magistrat », affirme-t-elle.
Par conséquent, la procédure reste suspendue à une validation supérieure. Cette étape supplémentaire pourrait encore modifier l’issue du dossier. Néanmoins, aucune source n’a précisé les raisons exactes de cette proposition.
Un magistrat absent lors de sa convocation
L’affaire prend une tournure particulière depuis le début. Eddy Narcisse Minang figurait sur une liste d’une dizaine de magistrats convoqués. Cette convocation émanait directement du conseil de discipline.
Cependant, plusieurs sources rapportent son absence totale. Il ne se serait pas présenté devant l’instance disciplinaire. Ainsi, la sanction aurait été proposée sans qu’il soit entendu. Cette situation interroge sur le respect des droits de la défense.
Une suspension effective depuis juin 2026
D’ailleurs, ce nouvel épisode s’inscrit dans une chronologie déjà tendue. Le procureur général purgeait une suspension depuis juin 2026. Cette mesure avait été décidée par le ministre de la Justice. Elle visait des accusations de malversations et d’interférences judiciaires supposées.
Depuis cette date, Eddy Narcisse Minang reste écarté de ses fonctions. La proposition de révocation aggrave donc considérablement sa situation actuelle. Elle marque une étape supplémentaire dans ce dossier disciplinaire.
Une figure judiciaire sous haute tension
Pour rappel, ce magistrat s’est fait connaître pour son rôle dans le procès Bongo. Il y incarnait l’accusation avec une fermeté remarquée. Cette exposition médiatique a nourri autant d’admiration que de critiques. Certains y voient un règlement de comptes politique. D’autres estiment que les accusations méritent un examen rigoureux.
Quoi qu’il en soit, le délai de 15 jours ouvre une nouvelle phase. Le magistrat pourrait déposer un recours devant le Conseil d’État. Cette juridiction devra alors trancher sur la légalité de la procédure suivie.
Une procédure suivie de près
Enfin, cette affaire continue de mobiliser l’attention judiciaire nationale. Elle interroge le fonctionnement des instances disciplinaires gabonaises. Elle questionne également l’équilibre entre fermeté institutionnelle et respect du contradictoire.
Dans l’attente d’une décision finale, plusieurs zones d’ombre subsistent. Les motifs précis de la proposition restent confidentiels à ce stade. De même, l’attitude que choisira Eddy Narcisse Minang demeure incertaine.
Ainsi, ce dossier illustre les tensions persistantes au sein de la magistrature gabonaise. Il rappelle aussi la complexité des procédures disciplinaires internes. L’issue de ce recours pourrait, par ailleurs, faire jurisprudence pour de futurs cas similaires.










































