Une étoile de la musique gabonaise s’est éteinte ce lundi. Jimmy Ondo, surnommé « The Brand New Man », a rendu son dernier souffle à Oyem. Ainsi, la scène musicale gabonaise perd l’une de ses figures fondatrices.
D’abord, Jimmy Ondo s’était imposé comme précurseur du genre. Dès les années 1970, il façonnait une pop teintée d’influences américaines. Avec Oscar et Alain Bongo, il ouvrait alors une voie nouvelle. Ce trio allait redéfinir durablement le paysage musical national.
Souvent comparé au king of soul américain, l’artiste conquérait les foules. Ses sérénades faisaient chavirer les cœurs, génération après génération. Comme un phare dans la nuit, sa voix guidait les mélomanes.
Une discographie riche de 6 décennies d’influence
Par ailleurs, son répertoire compte des titres devenus intemporels. « Faisons l’amour », « Quand tu ris » ou « L’Amour » résonnent encore aujourd’hui. De même, ses productions anglophones marquaient les esprits. « Hey Joe », « La Nuit » et « In My World » traversaient les frontières.
En effet, l’artiste avait réussi un pari audacieux. Il exportait la pop gabonaise jusqu’en Europe méditerranéenne. Ses productions européennes datent de la fin des années 1970. Ainsi, son influence dépassait largement les frontières nationales.
Un duo légendaire avec Alain Bongo
Or, sa collaboration avec Alain Bongo marquait les esprits. Ensemble, ils enregistraient « Si dans la vie / Restons Gabonais, Restons Africains ». Ce morceau devenait rapidement un hymne identitaire fort. Les moins de 50 ans ignorent souvent cette période dorée. Pourtant, la pop et le rock régnaient alors sur les ondes FM.
Discret en coulisses, incandescent sur scène
Toutefois, l’homme cultivait un contraste saisissant. Timide loin des projecteurs, il devenait explosif micro en main. Comme une flamme qui jaillit soudainement, sa présence scénique électrisait le public. C’était là toute la magie du spectacle vivant.
Un dernier souffle à Oyem, terre natale
Finalement, la maladie a emporté l’artiste dans l’anonymat. Il s’est endormi définitivement à Oyem, sa terre chérie. Les habitants de cette localité gardent le souvenir vivace de l’homme. Les projecteurs s’éteignent désormais sur cet astre de la chanson gabonaise.
Néanmoins, ses mélodies continueront de bercer les générations futures. Un dernier hommage s’impose pour ce grand monsieur de la musique. Adieu l’artiste, adieu The Brand New Man.












































